22 PROFESSIONNELS FORMES AU TRAITEMENT DE LA MALADIE MONKEYPOX

BRAZZAVILLE, 10 AOUT (ACI) – Une équipe d’experts des Centres de Prévention et de Contrôle des Maladies des Etats-Unis (U.S. CDC) et du Fonds International de la Conservation et de l’Education (INCEF)  avec la participation du ministère de la santé et de la population a formé, du 13 au 17 juillet dernier à Impfondo, 22 professionnels de la santé en surveillance, à la détection et au traitement de la maladie Monkeypox et procédé à la distribution des kits de collection de spécimens au personnel médical, indique un communiqué de presse.

Cette maladie virale, transmise à l’homme par certains animaux sauvages, est endémique en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale. Tandis que la majorité des cas humains sont répertoriés en République Démocratique du Congo (RDC), le conflit interethnique qui y perdure a engendré l’augmentation du mouvement de réfugiés de la RDC vers la région d’Impfondo, dans le département de la Likouala,  résultant en un nombre croissant de cas répertoriés en République du Congo depuis 2009.

Cette  équipe d’experts a effectué, à la même occasion, des sessions d’information et d’éducation, à base de films, sur le Monkeypox, y compris sa transmission à l’homme par les animaux sauvages, auprès de plus de mille membres des communautés locales d’Impfondo et du département de la Likouala.  Grâce à cette initiative, la population et le personnel de santé peuvent mieux reconnaître les signes d’un animal malade, ce qui est  un atout essentiel afin d’éviter de manger, de vendre, ou de rentrer en contact avec les animaux contaminés par les maladies mortelles.

La fréquence et la diversité de la mobilité de la population mondiale ne cesse de croître,  et les risques sanitaires partagés plus récemment par la flambée d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Celle-ci a souligné l’importance de renforcer les capacités d’identification, de prévention, et de traitement de toutes maladies infectieuses sur le plan mondial.

Ce communiqué souligne  que les Etats-Unis attachent une importance toute particulière à développer et renforcer ces capacités de par le monde. L’Agence pour le Développement International des Etats-Unis (USAID) a lancé en 2009 le Programme de lutte contre les Pandémies Emergentes (EPT). L’USAID collabore ainsi avec les gouvernements de plus de 20 pays, dont la République du Congo, pour renforcer les capacités de détection, de prévention et de riposte aux maladies zoonotiques, dont l’Ebola. Aujourd’hui, un grand nombre d’agences du gouvernement des Etats-Unis est désormais impliqué dans la mise en place de l’Agenda Global de Sécurité.

Cette mission conjointe à Impfondo participe à avancer cet agenda, non seulement en améliorant les connaissances du personnel médical et des communautés locales sur le Monkeypox, mais en permettant également de renforcer les capacités régionales en soins et en gestion des maladies infectieuses.

Cette collaboration entre les experts internationaux et le ministère de la santé et de la population s’inscrit dans un but en long terme de renforcer l’étroit partenariat entre les Etats-Unis d’Amérique et la République du Congo en matière de santé. Les Etats-Unis d’Amérique sont résolument engagés à accompagner le Congo dans cette noble mission de devenir un leader sous-régional dans la gestion de crises et de sécurité sanitaire. (ACI) Sosthène MILANDOU

 

 

 

 

 

 

 

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