ADOPTION D’UNE LOI SUR LA CREATION D’UN CENTRE D’ACHAT DES MEDICAMENTS ESENTIELS

BRAZZAVILLE, 27 AOUT (ACI) – La Chambre haute du Parlement a examiné et adopté le 25 août dernier à Brazzaville au cours d’une séance plénière, quatre projets de lois relatives aux questions de santé, parmi lesquels, celle sur à la création de la Centrale d’achat des médicaments essentiels et des produits de santé, en remplacement de la Congolaise de Médicaments Génériques (COMEG).
Le rapport de la commission économie et finances du Sénat relatif à cette loi souligne que la centrale a, pour entre autres missions, d’acquérir les produits de santé essentiels, de les rendre disponibles, accessibles et à moindre coût aux populations sur l’ensemble du territoire national, et enfin de servir de fournisseur aux formations sanitaires publiques et privées.
Cette loi compte sept articles qui traitent de la création de l’établissement, de sa tutelle, des missions, des ressources, de l’administration, des attributions, de l’organisation du fonctionnement ainsi que des dispositions finales.
Le Sénat a également adopté la loi portant création de plusieurs hôpitaux généraux à travers le pays. Il s’agit des hôpitaux de Pointe-Noire (Adolphe Sicé), de Dolisie, d’Owando, d’Oyo (Edith Lucie Bongo Ondimba) encore en construction.
Ces hôpitaux ont pour missions d’assurer les examens de diagnostic, les soins d’urgence et de spécialité, le traitement et l’hospitalisation éventuelle des malades, des blessés et des femmes enceintes.
Ils contribueront également dans les actions de médecine préventive, à la formation du personnel médical, administratif, médico-technique et paramédical. On y fera la recherche en santé et la mise en œuvre de la politique nationale de santé définie par les pouvoirs publics. Leurs budgets seront constitués, entre autres, par leurs propres ressources, les subventions de l’Etat, les dons et legs.
Le troisième projet de loi adopté par la Chambre haute est celui portant création de l’hôpital Mère-enfant Blanche Gomez qui est une maternité de base placée sous la tutelle du ministère en charge de la santé. Il aura une capacité d’hébergement de 200 lits après les travaux de son extension. Ce projet de loi confère à cet hôpital le statut d’établissement public administratif.
Le Sénat a aussi adopté les projets de lois portant création du Centre national de référence de la drépanocytose «Maman Antoinette Sassou-N’guesso» et du Centre de traitement de l’insuffisance rénale qui sont des pathologies de plus en plus fréquentes, complexes et onéreuses pour le Congo.
La drépanocytose déclarée «problème de santé publique», affecte environ 25% de la population dans sa forme hétérozygote c’est-à-dire la forme partielle et de 1 à 2% dans sa forme homozygote dite totale. Quant à l’insuffisance rénale, la fréquence de la maladie est passée de 185 cas, en moyenne par an entre 2005 et 2008, à 209 cas en 2009 et 237 cas en 2010. Cependant, à peine 8 patients en moyenne par an sont évacués en France par le Congo, rappelle-t-on. (ACI) Jean Kodila

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