LANCEMENT DES TRAVAUX DE LA ROUTE DE LA CORNICHE TRONÇON CASE DE GAULLE-PONT DU DJOUE

BRAZZAVILLE, 27 AOUT (ACI) – Le Président de la République, M. Denis Sassou-N’guesso a procédé le 27 août à Brazzaville au lancement officiel des travaux la construction de la route de la corniche, tronçon Case de Gaulle-Pont du Djoué.
Cette route s’inscrit dans le cadre la dynamique de modernisation des infrastructures routières prônée par le Chef de l’Etat.
Donnant les caractéristique de l’ouvrage, le ministre à la Présidence de la République, chargé de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux, a notifié que ce projet est structuré en six volets.
Le premier volet concerne l’enlèvement des déchets le long de la corniche, des voiries et le canal de Makélékélé, suivi d’une décharge à Makana 2 permettant de recueillir l’ensemble des déchets du site des travaux et enfin la construction de huit aires de transit des ordures ménagères, dans les quartiers de Bacongo et Makélékélé.
Quant au deuxième volet, il prévoit la construction d’une route de 2×2 voies sur linéaire de 5,2 km, entre la Case de Gaulle et le pont du Djoué, sur les berges du fleuve Congo. La largeur de la chaussée est de 2x 7m plus un mètre de terre-plein central alors que les trottoirs d’une largeur variable de 2 et 8 m de hauteur sont nécessaires au maintien du sol en place.
Dans son troisième volet, le projet prévoit la construction des voiries urbaines de proximité dans les arrondissements 1 Makélékélé et 2 Bacongo, parallèlement à la construction de la corniche. Il s’agit de la réhabilitation ou du bitumage de cinq voiries structurantes secondaires sur un linéaire total de 6,42 km.
Le quatrième lot du projet porte sur la réhabilitation du collecteur de Makélékélé, connu sous le nom de Zanga Dia Bangombé, avec la démolition du canal existant et la reconstruction de ce collecteur en béton armé sur un linéaire total de 1,425 km.
Le cinquième lot du projet est consacré à la construction du viaduc de 115,70 m de longueur, 19,60m de largeur à Makélékélé. C’est un ouvrage à trois travées indépendantes de 36m, à poutres précontraintes, 24 pieux de 1000 mm de diamètre.
Enfin le sixième volet à vocation socio-économique porte sur le Plan d’Appui aux Maraichères (PAM). Son objectif est de compenser la perte d’activités pour les maraichères qui occupent la berge du fleuve Congo et qui sont déplacées en raison des travaux.
Sur l’état général d’avancement des travaux, le ministre Bouya a fait savoir que 42.000 m3 des déchets enlevés sont déjà effectués, soit 84% de réalisation. S’agissant des déchets, 6705 m2 d’étanchéité pour déchets, soit 100% sont réalisés ; le débroussaillage accompli à 161 000m2, soit 81,83 de réalisation ; le décapage de la terre végétale s’est effectué à 99300m2, soit 57,66 de réalisation, enfin les déblais mis en dépôt sont effectués à 74300m3 soit 134,59 de réalisation.
Les travaux ont été confiés à l’entreprise française Razel-Bec avec un coût de 45 milliards 915 millions 517 795 FCFA, soit 70 millions 639 258 euros. Le contrôle des travaux est assuré par le groupe Egis International Atelier ville et Paysage Technip Congo pour un montant de 2 milliards 266 millions 110 600 FCFA.
Dans la réalisation de ces projets, le gouvernement congolais bénéficie du partenariat de l’Agence Française de Développement (AFD). A ce sujet, le directeur de cette agence, M. Stéphane Madaule, a indiqué que la concrétisation de ce projet confirme, pour sa structure en particulier et pour la coopération française en général, le retour à un très haut niveau d’intervention, signe de confiance réciproque entre les deux pays.
Cette nouvelle artère urbaine, qui prolonge le tronçon mis en œuvre par les autorités congolaises entre la Case de Gaulle et le centre-ville, constitue un chemin d’avenir pour le Congo, a-t-il souligné, ajoutant qu’elle va permettre l’amélioration du service de transport urbain et la mobilité des Congolais.
Pour sa part, Le ministre de l’équipement et des travaux publics, M. Emile Ouesso, a relevé que cet ouvrage au bord du fleuve sera le référentiel pour toutes les mises à niveau de Bacongo et de Makélékélé.
S’agissant de l’aménagement des quartiers urbains des Bacongo et de Makélékélé, il a précisé qu’il s’agit de faire que les axes de pénétration et de circulation jouent pleinement leur rôle. De même, la continuité routière dans ces arrondissements visera la mise à niveau des quartiers précaires, au travers d’un projet en cours entre le gouvernement et la Banque Mondiale.
La construction de ce tronçon résulte de l’accord de coopération et de financement entre le Congo et la France signé en 2010 et 2014. Celui-ci sera opérationnel en février 2018, a-t-on précisé (ACI) Marna Mankéné

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