DESCENTE DU NOUVEAU MINISTRE DE LA COMMUNICATION DANS LES ORGANES DE PRESSE

BRAZZAVILLE, 28 AOUT (ACI) – Le nouveau ministre congolais de la communication et des médias, chargé des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, M. Thiérry Moungala, a entrepris la semaine dernière une série de visites dans les organes de presse sous tutelle pour s’enquérir de la situation réelle de ces différentes structures, toutes confrontées à des problèmes de toute nature.
A la télévision nationale du Congo, comme partout où il est déjà passé, le nouveau ministre s’est entretenu avec les agents de cette chaine sur la nécessité de reconquérir la crédibilité de Télé-Congo qu’il considère dans la flotte des médias comme le « navire amiral ».
« Il y a une préoccupation de nos compatriotes qui attendent les bonnes performances de la Télévision nationale, en jouant de nouveau son rôle central qui consiste à améliorer le message des gestionnaires des pouvoirs publics pour qu’ils soient mieux compris par les citoyens », a fait remarquer le nouveau ministre.
Pour lui, il s’agit de retrouver les contenus diffusés par ce média car, « ce n’est pas le moment de faire autre chose, mais de penser à mettre en place les conditions de management que recommande ce département ministériel».
M. Moungala a rappelé aux agents de Télé-Congo que les congolais vont accueillir dans quatre jours les 11èmes Jeux Africains, un événement essentiel pour le pays et donc un objectif prioritaire, urgent, fondamental. «Quand nous aurons atteint cet objectif par nos performances, cela nous redonnera cette crédibilité qui nous permettra de solliciter avec beaucoup d’assurance auprès des autorités compétentes des moyens et des ressources nécessaires au rétablissement de notre chaine nationale », a-t-il signifié.
A Radio Congo, Radio-Brazzaville (RB), à la Télé-Diffusion du Congo (TDC) et au groupe de presse « La Nouvelle République » où il s’est ensuite rendu pour faire l’état des lieux, les travailleurs de ces entités ont profité de cette occasion tout indiquée pour présenter leurs états des besoins liés notamment aux conditions de travail, aux moyens logistiques et à la situation administrative des agents avec des avancements bloqués.
Le constat est que les conditions de travail sont partout dégradantes comme à Radio Brazzaville, qui squatte éternellement les locaux du centre émetteur du P.K13 depuis sa création en 1999, avec le risque de développer des maladies, professionnelles, puisqu’évoluant sous le spectre des rayons du champ magnétique des émetteurs.
Ce n’est guère luisant ni à la « la Nouvelle République », ni à Radio-Congo, la production qui manquent entre autres, de moyens de transport pour la mobilité des agents sur le terrain. A titre d’illustration au niveau de Radio-Congo, la production, pilier des programmes est pratiquement inexistante, faute d’un budget conséquent. La vétusté de la plupart du matériel ne permet pas une bonne qualité du signal. Radio-Congo ne dispose que d’un seul véhicule qui est à la fois utilisé pour les reportages, les courses de l’administration et la gestion de l’antenne. A cette allure, il n’est pas surprenant que cette chaine nationale, dans un environnement de plus en plus concurrentiel, continue de subir la concurrence victorieuse à la fois des chaines privées et internationales qui envahissent désormais l’espace audio-visuel congolais.
En présentant cet éventail de difficultés au ministre de tutelle, le directeur général de Radio-Congo, M. Eméry Godefroy Yombi a déclaré que « votre arrivée à la tête du département rallume la flamme de l’espoir afin que ce média retrouve toute sa place dans le paysage radiophonique ».
Dévoilant sa feuille de route à cet effet, M. Moungala a insisté sur la préparation de la relève qui procède par la formation de la nouvelle équipe devant remplacer ceux qui doivent faire valoir leurs droits à la retraite. Il s’agit également de faire en sorte que Radio-Congo et RB deviennent réellement des médias de proximité, que les auditeurs se retrouvent dans le contenu des programmes proposés par ces organes de presse.
« Le rôle du ministre dans son cabinet n’est pas d’interférer dans votre gestion, mais de faciliter votre gestion. Il sert de porte-parole vers les pouvoirs publics qui décident, pour que vos préoccupations quotidiennes et difficiles que j’ai perçues en visitant vos locaux, connaissent un début de réponse, voire une réponse complète », a conclu le ministre de la communication et des médias, qui est incessamment attendu à l’Agence Congolaise d’Information (ACI). Là, il sera bien sûr surpris par l’ampleur des problèmes de cette agence mère de l’information, dépourvue de tous les moyens de fonctionnement, courant ainsi le risque d’être paralysée, malgré les efforts consentis par la direction générale. (ACI)
Casimir Ngoulou

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