LE MINISTRE MOUNGALLA DEMENT LES ALLEGATIONS DE L’OPPOSITION RADICALE SUR LE REFERENDUM

BRAZZAVILLE, 25 SEPT (ACI) – Le ministre de la communication et des médias, chargé des relations avec le Parlement, porte- parole du gouvernement, M. Thierry Lézin Moungalla, a démenti le 25 septembre dernier à Brazzaville, de manière solennelle les allégations de l’opposition radicale, qualifiant le référendum constitutionnel annoncé par le Président de la République, de «coup d’Etat constitutionnel» ou de passage en force.
Réagissant au cours d’une conférence de presse, à la déclaration de l’opposition radicale, dont le Front Républicain pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel et l’Alternance Démocratique (FROCAD), le ministre Moungalla a notifié que « la méthode, le rythme et l’ampleur de ces consultations effectuées par le Chef de l’Etat, M. Denis Sassou-N’guesso démentent de manière éclatante les affirmations de ceux qui, notamment au sein de l’opposition radicale, parlent depuis l’annonce du 22 septembre, de passage en force».
«Il est vraiment paradoxal de constater que ceux qui parlent du respect de la constitution à longueur de discours enflammés, soient les mêmes qui ne reconnaissent pas la validité des avis juridiques rendus par les plus hautes juridictions du pays, juridictions socles de notre Etat de droit et de ladite constitution … », a-t-il déploré.
Une large majorité du peuple a soutenu devant le Président de la République, lors de ses différentes visites à l’intérieur du pays, qu’il ya nécessité et urgence à faire évoluer les institutions de la République aux fins de les adapter au nouveau contexte socio économique du Congo, rappelle-t-on.
Le ministre de la communication et des médias a fait remarquer à cette conférence que la constitution du 20 janvier 2002, historiquement, est une constitution qui est arrivée au moment où l’Etat est détruit avec une administration, une force publique et une armée inexistantes dans le pays et une économie nationale en déchéance.
Cette loi fondamentale, a relevé le ministre Moungalla, était conçue pour être une réponse politique et juridique à cette crise sociopolitique, qui a fait que le peuple congolais et la classe politique aient décidé de concentrer le pouvoir d’Etat entre les mains du chef de l’Etat et d’un exécutif fort pour permettre la reconstruction des fondements de l’Etat. A titre d’exemple, il a cité quelques articles de cette loi fondamentale qui constituent des verrous, notamment sur la limite d’âge et le nombre de mandats.
A ce sujet, le porte-parole du gouvernement s’est dit surpris du comportement de la plupart des hommes politiques de l’opposition radicale qui, aujourd’hui font de cette constitution de 2002, une sorte de bible intangible et intouchable, alors qu’ils étaient les mêmes il ya bientôt 14 ans, à la condamner pour son caractère dictatorial et inadapté.
Concernant l’image du Congo présentée à l’extérieur du pays par certains détracteurs, M. Moungalla a répondu que rien ne doit venir troubler la paix retrouvée par les Congolais. «Nous sommes déjà vaccinés contre toutes les tentatives de déstabilisation qui viennent de ceux qui passent des coup de fil vers l’étranger pour dire que le pays est à feu et à sang et d’autres qui mettent en ligne des appels à la désobéissance civile ou à la rue ». A l’endroit de ces détracteurs, il a soutenu qu’après avoir vécu les moments les plus douloureux de leur histoire, il ya seulement quelques années, les Congolais sont devenus matures et pleinement conscients aujourd’hui que les conflits politiques ne se règlent pas par la violence.
A propos des ingérences étrangères dans les affaires du pays, le ministre Moungalla a déclaré que «le Congo est indépendant depuis 55 ans, il faut que certains acteurs et partis politiques étrangers sachent que 55 ans d’indépendance équivalent à deux ou trois générations et qu’ils doivent s’habituer à comprendre que le peuple congolais est mature, indépendant et majeur».
«Il est évident que les affaires des congolais sont et seront réglées par les congolais eux-mêmes, de préférence par le dialogue. Et, si des divergences persistent entre responsables politiques, seul le peuple souverain sera appelé à trancher par le vote. Il ne saurait en être autrement», a-t-il poursuivi, tout en rassurant les Congolais et la diaspora que le processus électoral, que ce soit le référendum ou la présidentielle est attendu et se déroulera dans la sérénité. (ACI)

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