LES DIPLOMATES APPELLES A AIDER LE PAYS DE NE PLUS TOMBER DANS LE SPECTRE DE LA GUERRE

BRAZZAVILLE, 26 SEPT (ACI) – Le ministre d’Etat, de la justice des droits humains et de la réforme de l’Etat, M. Aimé Emmanuel Yoka a appelé le 25 septembre dernier à Brazzaville les ambassadeurs, les représentants des organismes internationaux, à aider la République du Congo de ne plus tomber dans le spectre de la guerre.
Au cours d’une communication avec le corps diplomatique, qui s’est inscrit dans le cadre de l’appel au referendum constitutionnel annoncé par le Président de la République, M. Denis Sassou à N’guesso le 21 septembre l’endroit de son peuple, le chef du département de la justice a relevé que les ambassadeurs ont la responsabilité de contribuer à la stabilité de la paix au Congo.
Profitant de cette occasion, le ministre Yoka a demandé aux corps diplomatiques de s’impliquer activement dans le développement de l’Afrique, au lieu de «s’immiscer dans le fonctionnement des institutions des Etats africains», avant d’ajouter que «les congolais ne veulent plus de la guerre civile ».
Il a interpellé les ambassadeurs au respect des principes régissant le Congo, les rappelant « qu’ils doivent collaborer, traiter avec les autorités congolaises et non entretenir des rapports secrets avec les opposants ». « Nous souhaitons avoir les relations les plus amicales, normales, confiantes avec les pays amis », a-t-il indiqué en substance.
Pour le ministre Yoka, le chef de l’Etat congolais est un homme de pays qui a conduit pendant une dizaine d’années des tractations pour le retour à la paix dans une partie du territoire en proie à des rebellions, sans apport extérieure.
Se fondant sur les dispositions de la Constitution, notamment sur le troisième alinéa de l’article 110 qui attribue l’initiative des référendums au Président de la République, il a fait savoir qu’il est de bon aloi que cette Constitution soit soumise à l’approbation du peuple, afin de l’adapter au contexte actuel.
En outre, le ministre Yoka a affirmé que l’alternance existe dans la Constitution congolaise, elle n’est pas une affaire d’individu, de régime, d’idéologie, de doctrine.
Aussi, a-t-il plaidé devant les corps constitués d’accompagner le Congo dans ce processus de réforme de ses Institutions, relevant qu’en plus de 50 ans de souveraineté, le Congo a connu 9 constitutions, 3 actes fondamentaux, 6 chefs d’Etat.
Répondant aux préoccupations des ambassadeurs des Etats –Unis, d’Italie et de la représentante de l’Union Européenne, relatives à la gouvernance électorale, l’exclusion d’une partie de la classe politique, et celle de la réforme des institutions en cours, le ministre des affaires fonciers et du domaine public, M. Pierre Mabiala a relevé que tous les mécanismes sont progressivement misent en place, conformément aux recommandations du Dialogue national de Sibiti.
La nomination par le Président de la République des commissaires au comité ad hoc de suivi des recommandations du dialogue national, et la mise en place des commissions pour la révision des listes électorales, en confirment l’applicabilité par le gouvernement des recommandations du Dialogue.
Le ministre Mabiala, a rassuré les corps constitués sur les dispositions qui ont été prises en rapport avec la gouvernance électorale, et la transparence des échéances électorales à venir au Congo.
S’agissant de l’exclusion d’une partie de l’opposition, il a laisse entendre qu’elle s’est elle-même auto-exclu des tractations politiques menées depuis plus d’une année par le Président Sassou –N’guesso. (ACI) Ma

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *