LES GROUPES ELECTROGENES POLLUENT L’ATMOSPHERE DANS LA CAPITALE CONGOLAISE

BRAZZAVILLE, 31 OCT (ACI) – L’utilisation abusive des groupes électrogènes dans la capitale congolaise par la population pollue l’atmosphère, en produisant des émissions de gaz à effet de serre.

Cette situation se justifie par des délestages à répétition, enregistrés après les troubles sociopolitiques que le pays a connus le 5 juin 1997. A cet effet, les administrations et les commerces, entre autres, les chambres froides, les cybers café, salons de coiffure et les boulangeries ne peuvent se passer de ces machines.

La plupart des ménages s’en servent également afin de vaquer à diverses occupations. Cependant, ces groupes électrogènes dégagent à longueur de journée une fumée noire, composée de gaz carbonique nuisible à la santé.

Le représentant de l’UNESCO en Namibie, le Dr Jean Pierre Ilboudo, expert en la matière et animateur de l’atelier sur le changement climatique, tenu du 14 au 15 octobre dernier à Dakar, a souligné que certains gaz comme le dioxyde de carbone peuvent piéger la chaleur dans l’atmosphère terrestre que les scientifiques appellent «l’effet de serre».

En effet, beaucoup d’activités humaines émettent ces gaz à effet de serre. Quand nous brûlons les combustibles fossiles tels que le charbon et du pétrole pour produire de l’électricité à l’instar des groupes électrogènes ou faire rouler une voiture, quand nous défrichons des forêts pour produire des cultures, de nouvelles émissions arrivent dans l’atmosphère.

Ces gaz à effet de serre, a-t-il dit, ont des répercussions sur la santé. Depuis un certain temps, on assiste à la montée de l’asthme, de la tension artérielle et des problèmes de la peau, mais, l’OMS n’a pas encore eu l’occasion d’en parler, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, l’ancien ministre de ‘l’énergie et de l’hydraulique, M. Bruno Jean Richard Itoua, avait notifié le 7 mai 2011 lors de l’inauguration par le Chef de l’Etat, M. Denis Sassou-Nguesso, du barrage hydroélectrique d’Imboulou, que ce barrage devrait permettre de combler le déficit énergétique que connait Brazzaville, obligée d’importer de l’électricité d’Inga en République Démocratique du Congo (RDC).

Cependant, ce barrage hydroélectrique d’Imboulou n’alimente actuellement qu’une partie de Brazzaville, en raison de la défectuosité du réseau urbain soumis à des travaux de réhabilitation estimés à 35 milliards de FCFA. Ces travaux sont aussi exécutés à Pointe-Noire pour un coût global de 30 milliards de FCFA. Ces montants portent sur les années 2010 et 2011, rappelle-t-on. (ACI)

Michele Makoumbou

 

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