Denis Sassou- N'guesso, Président de la République

DISCOURS DE M. DENIS SASSOU-N’GUESSO, A L’OUVERTURE DU « FORUM INVESTIR AU CONGO »

  • Mesdames et Messieurs les Ministres ;
  • Mesdames et Messieurs les Membres du Corps diplomatique, Responsables et Représentants des Organisations et Institutions régionales, sous-régionales et internationales ;
  • Mesdames et Messieurs les Chefs d’entreprise ;
  • Distingués Invités ;
  • Mesdames et Messieurs

Vous savoir nombreux, ici, à Brazzaville, pour échanger sur les opportunités d’investissement en République du Congo, est pour nous un réel plaisir, un grand avantage et un immense privilège

En votre qualité de créateurs de richesses, grands donneurs d’ordre issus des secteurs public et privé, industriels, investisseurs ou bailleurs de fonds, vous avez bien voulu, par votre présence à ce rendez-vous, honorer le Congo, témoigner de votre intérêt pour le Congo et de votre soutien à son peuple.

Le Congo vous remercie.

Au nom du peuple et du gouvernement congolais ainsi qu’en mon nom propre, je vous souhaite une cordiale bienvenue et un agréable séjour à Brazzaville !

Mesdames et Messieurs les investisseurs,

Pourquoi devrait-on investir au Congo ?

Avec ses millions d’habitants, majoritairement jeunes, un territoire de mille kilomètre carrés, une kilomètre, son port en eau profonde parmi les lu performants du golfe de guinée, le Congo tient en Afrique Centrale une position géographique qui en fait le pays de transit par excellence

Membre de deux ensembles économiques, la CEMAC et la CEEAC, représentant un marché de plus de façade maritime de   millions de consommateurs, le Congo fait de l’amélioration de l’environnement des affaires l’une des priorités de sa politique de développement.

Le Congo est en paix et en sécurité.

L’investissement y est fortement encouragé à travers des nombreux textes législatifs comme la Charte des investissements, le Code forestier, le Code des marchés publics.

Le Code du travail congolais donne aux investisseurs la possibilité d’adapter leurs politiques d’embauche et de licenciement à l’activité économique et à la conjoncture.

Conscient du fait que tous les efforts de développement économique est voué à l’échec en l’absence d’infrastructures viables, le gouvernement congolais a engagé, ces dernières années, un vaste programme de construction et de modernisation des infrastructures de base sur l’ensemble du pays et dans tous les domaines : routes, éducation, sports, et j’en passe.

Toutes ces infrastructures visent à unifier le territoire national, à consolider la vocation des pays de transit du Congo et à promouvoir le commerce intra-africain.

Mesdames et Messieurs les investisseurs,

Dans quels secteurs pourrait-on investir au Congo ?

Le Congo est un pays riche, un pays quasiment en friche qui offre des opportunités d’investissement considérables. Par exemple :

Dans le domaine agricole, le Congo dispose de 12 millions d’hectares de terres cultivables dont 3% seulement sont mises en valeur.

Dans le secteur de la pêche continentale et maritime, le potentiel annuel est évalué à 70, voire 100 mille tonnes.

Dans le domaine de la foret, sur 22 millions d’hectares de réserves forestières, soit 65% du territoire national, 15 millions d’hectares sont commercialement produits.

Le forum vous éclairera sur les possibilités que vous offre le Congo dans d’autres secteurs comme les hydrocarbures et les mines solides.

Le forum vous apportera également les nécessaires précisions sur notre ambitieux programme d’industrialisation qui vise à mettre en place des zones économiques spécialises ; des industries agro-alimentaires et touristiques ; des industries de services et celles des matériaux de construction.

Pour vous en donner une première idée, le Gouvernement a financé pour un cout global d’environ 280 milliards de francs CFA une première zone industrielle qui abrite une vingtaine d’industries dont la plupart sont spécialisées dans les matériaux de construction.

-Distingués Invités ;

-Mesdames et Messieurs.

Je me dois de rappeler que le Congo est largement exposé aux chocs économiques extérieurs avec la variation des prix des matières premières. En l’occurrence, le pétrole qui représente 80% des recettes publiques.

L’effondrement du cours du pétrole laisse entrevoir une diminution drastique des recettes globales de l’Etat.

La situation préoccupante du marché pétrolier, qui sonne comme un rappel, m’amène à réaffirmer, avec force, la place de choix qu’occupe la diversification de l’économie dans notre stratégie de développement.

A ce propos, le gouvernement met tout en œuvre pour encourager et promouvoir l’initiative privée que nous considérons comme le véritable moteur de la diversification économique.

C’est ici le lieu et le moment de saluer les efforts consentis par les bailleurs de fonds en général, la Banque Mondiale, l’Union Européenne et la Banque Africaine de Développement en particulier, qui se sont fortement impliqués dans la formalisation de la politique de diversification de l’économie congolaise.

Grâce à cette coopération, le Congo disposera bientôt d’une cartographie industrielle qui sera un guide pour les investisseurs.

Aujourd’hui, les initiatives privées se multiplient. Les investisseurs publics et privés sont en progression notable. Chaque année, au Congo, 3 mille entreprises sont créées.

J’encourage les investisseurs déjà présents chez nous à continuer. J’invite d’autres à venir nombreux nous rejoindre dans cette aventure où le compte de chacun est garanti.

Je vous invite, Mesdames et Messieurs les investisseurs, à venir poursuivre avec nous notre chemin. Le chemin d’un Congo qui croit en lui-même. Un Congo qui croit en ses partenaires. Un Congo qui croit en son avenir.

Je déclare ouverts les travaux du « Forum Investir au Congo ».

Vive la coopération !

Vive le partenariat public-privé !

Plein succès à vos travaux

Je vous remercie

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