NECESSITÉ POUR LES JOURNALISTES D’OPTIMISER LEUR ROLE EN PERIODE DE CONFLITS ARMES

BRAZZAVILLE, 30 NOV (ACI) – Le ministre de la communication et des médias, chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. Thierry Moungalla a exhorté le 23 novembre dernier à Brazzaville, les journalistes à optimiser leur rôle dans la protection des vies en période de conflits armés et autres situations de violence.

  1. Moungalla a fait cette exhortation en présence du chef adjoint de la délégation régionale du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) pour l’Afrique Centrale, M. Stéphane Beytrison, à l’ouverture de l’atelier de formation relatif au «Rôle des journalistes dans la protection des victimes des conflits armés et autres situations de violence» qui s’est tenu du 23 au 24 novembre dernier dans la capitale congolaise

Pour le ministre Moungalla, qui a toujours considéré la formation des professionnels des médias comme l ‘une de ses priorités, cet atelier a été une occasion de favoriser la possibilité de renforcer le rôle et la place des professionnels des médias aux fins de leur permettre de mieux appréhender les enjeux de leur métier, de leur rôle et de leurs devoirs dans un contexte de crise humanitaire.

Dans une telle situation de violence faite généralement de tensions exacerbées, «les journalistes sont des médiateurs, autrement dit des tiers impartiaux et non pas de simples relais de l’information», a-t-il dit. Pour ce faire, ils doivent impérativement se former, être initiés au traitement de ces événements, c’est-à-dire être dotés des outils nécessaires à même de leur permettre de faire face à toute éventualité, a souligné le ministre Moungalla.

Pour sa part, le chef adjoint de la délégation régionale du CICR pour l’Afrique Centrale, a fait savoir que cet atelier a eu pour objectif de faire connaître aux journalistes   le mandat et les activités du CICR et de la Croix-Rouge Congolaise (CRC), mais également les règles du Droit International Humanitaire (DIH).

  1. Beytrison a indiqué que cette rencontre a permis de mettre à la portée des journalistes des éléments qui contribuent à leur sécurité lors de l’accomplissement de leur travail dans des contextes violents ou lors de conflits armés.

Le CICR, a-t-il dit, est concerné par les problèmes humanitaires liés à la disparition ou à la captivité d’un journaliste en temps de guerre, ou à sa détention dans les contextes de trouble, de tensions et de conflits armés, tout en précisant que chaque année, les journalistes sont tués, blessées, arrêtés ou disparaissent dans l’exercice de leur profession.

Dans ces contextes, si le journaliste bénéficie d’une protection , il devra à son tour jouer un rôle important dans la protection des victimes , en évitant les simplifications, les exagérations et les discriminations, en soignant et en choisissant un vocabulaire approprié, en faisant des reportages sur l’aide humanitaire ainsi qu’en veillant au respect des victimes et de leur dignité, a-t-il ajouté.

Au cours de cet atelier, organisé conjointement par le ministère de la communication et des médias et le CICR, 25 journalistes des organes publics et privés ont planché sur 11 thèmes, entre autres, «Le CICR et la protection des victimes des conflits armés et des autres situations de violence» ; «Les activités et le mandat de la Croix-Rouge Congolaise» ; «L’introduction au Droit International Humanitaire (DIH) : les défis actuels» ; «Les conflits armés et justice pénale internationale» ; «Le rôle des journalistes dans la protection des victimes des conflits armés» ; «Le DIH et la sécurité des journalistes, la hotline» ; «La couverture des conflits armés : expérience du terrain, expériences de reporters de guerre» ; «La relation CICR et Médias» et «Les gestes qui sauvent».

Le CICR, est une organisation internationale humanitaire neutre, impartiale, et indépendante qui a reçu un mandat de la communauté internationale, de protéger la vie et la dignité des personnes affectées par les conflits armés et autres situations de violence et leur apporter assistance.

A ce titre, M. Beytrison a rappelé que cette institution accomplit non seulement un travail opérationnel pour alléger les souffrances de ces personnes, mais œuvre aussi pour la promotion et la mise œuvre du Droit International Humanitaire ou droit armé dont il est le gardien.

Ces activités de promotion du DIH sont menées en directions des forces armées, et de sécurité, des milieux académiques, de la jeunesse, des autorités politiques, de la société civile et des médias.

Le Congo a ratifié la plupart des traités relatifs à ce droit et s’est engagé à respecté et à faire respecter les dispositions dudit droit, notamment en le faisant connaître, en prenant les dispositions nécessaires pour qu’il soit respecté et en réprimant les violations.

De son côté, le CICR, créé il y a plus de 150 ans, apporte aux Etats son soutien juridique et son assistance technique dans la mise en œuvre des ces obligations. En ce qui concerne le Congo, c’est en 1995 que le CICR a signé un accord de siège avec le gouvernement qui lui reconnaît un statut diplomatique. (ACI)

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