LE MAINTIEN ET LE RENFORCEMENT DU LIEN ARMEE-NATION, UN IMPERATIF VITAL POUR LA SURVIE DES NATIONS

BRAZZAVILLE, 25 FEV (ACI) – Le Chef d’Etat-Major Général (CEMG) des Forces Armées Congolaises (FAC), le général de division Guy Blanchard Okoï, a déclaré le 20 février dernier à Brazzaville, que le maintien et le renforcement du lien armée-nation est un impératif vital pour la survie des nations.

Cette déclaration a été faite lors de la cérémonie de clôture de l’atelier de sensibilisation aux règles et normes internationales applicables à la fonction policière et aux forces de l’ordre, qui avait pour objectif de réfléchir sur les contraintes et les dilemmes d’ordre opérationnel, pratique et juridique auxquels sont confrontées aussi bien la gendarmerie et la police que les forces armées, lorsqu’elles mènent des opérations conjointes d’application du droit.

Au soir du 20 mars 2016, a-t-il indiqué, la force publique devrait être en mesure, à l’aune de l’état final recherché, inscrit dans leurs documents de planification, d’apprécier concrètement le chemin parcouru dans cette perpétuelle quête du toujours mieux-faire.

Après un rappel du cadre juridique encadrant les missions visant l’application des lois et le maintien de l’ordre public, le chef adjoint de l’unité chargée des relations avec les porteurs d’armes au siège de CICR à Genève en Suisse, M. Christophe Deschard, a notifié que les principaux points abordés au cours de cet atelier ont porté sur les standards internationaux régissant l’usage de la force et des armes à feu, l’arrestation et la détention.

Dans ce cadre, a-t-il poursuivi, les principes de légalité, de nécessité, de professionnalité et de précaution qui doivent encadrer toutes les activités relatives à l’application des lois, ont été rappelés et abondamment discutés. Selon lui, la notion importante de réponse graduée en termes de moyens ou de méthodes qui, en évitant un usage excessif de la force, permet de prévenir ou de contenir l’escalade de la violence, de garder ou de reprendre le contrôle des opérations et de désamorcer une situation tendue et d’assurer ainsi une meilleure protection des populations, a été débattue.

Dans son discours, M. Deschard a rassuré que les règles strictes encourageant l’usage des armes à feu, mesure extrême et limitée à des circonstances bien définies, ont été discutées et bien comprises par l’ensemble des participants. La responsabilité d’apporter des soins aux blessés et de les faire évacuer si nécessaire vers des infrastructures hospitalières, a été rappelée.

Par ailleurs, les normes et standards internationaux régissant les arrestations et la détention, notamment l’interdiction absolue de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ont fait l’objet, a-t-on appris, de discussions fructueuses.

Organisée au profit des cadres de contact de la force publique, dans la perspective de l’élection présidentielle du 20 mars prochain, de manière conjointe par le Groupe d’Anticipation Stratégique de la force publique et le Comité International de la Croix Rouge, cette campagne de sensibilisation devra s’étendre, dans les prochains jours, aux autres villes-garnisons du pays. (ACI) Blanchard BOTE

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