LE MINISTRE MBOULOU INSTALLE LES MEMBRES DE LA CNEI DANS LEURS FONCTIONS

BRAZZAVILLE, 25 FEV (ACI) – Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, M. Raymond Zéphirin Mboulou, a installé, le 23 février dernier à Brazzaville, les membres de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CNEI) avec pour  président, M. Henri Bouka, ancien président de la Commission Nationale d’Organisation des Elections (CONEL).

La CNEI qui a remplacé la CONEL est l’une des recommandations du dialogue national de Sibiti, tenu du 13 au 17 juillet 2015, avec pour mission d’organiser les différentes élections dans le pays.

Nommé par décret n° 2016-43 du 17 février 2016, la CNEI a un bureau de coordination de 11 membres qui se présente comme suit : président, M. Henri Bouka ; 1er vice-président, M. Hyacinthe Ongotto ; 2ème vice-président, M. Julien Euloge Libota ; 3ème vice-président, M. Elvis Digne Tsalissan Okombi ; 4ème vice-président, M. Céphas Germain Ewangui.

Le président du comité technique est M. Gaston Ololo ; le président du comité de suivi et de contrôle, M. Bernard Tchikaya ; Rapporteur général, M. Martin Bissila ; Rapport général adjoint, M. Jacques Essissongo ; Trésorier général, M. Nicolas Okandzi ; Trésorier général adjoint, Mme Gulu née Aimée Gertrude Gossia. Cette coordination, rappelle-t-on, compte 12 membres.

Le comité technique est composé de quatre sous-commissions, à savoir la sous-commission des opérations électorales qui a pour président, M. Armand Tsono ; la sous-commission communication, quant à elle, est présidée par M. Modeste Onday. La sous-commission matériels et transport a pour président M. Godefroy Mamboula ; la sous-commission sécurité a, pour sa part, comme président le Chef d’état-major général (CEMG) des Forces Armées Congolaises (FAC), le général de division Guy Blanchard Okoï.

«Par l’effet de votre nomination, vous avez à la fois l’honneur et la responsabilité de travailler à la préparation et à l’organisation de cette élection que le peuple congolais souhaite juste et transparente, en tout cas, indemne de tout balbutiement, puisqu’il s’agira pour le peuple du Congo de désigner parmi l’un de ses fils celui qui, pour les cinq prochaines années, se chargera de son destin à tous égards», a-t-il instruit au nouveau bureau.

A cette occasion, le ministre Mboulou a notifié à tous les membres de la CNEI qu’ils ont un devoir sacré de ne donner aucun prétexte à quiconque pour décrier un processus que l’on veut cohérent et rigoureusement encadré par les lois de la République. Cette élection présidentielle que tous les Congolais appellent de tous leurs vœux et qui permettra à leurs candidats de se mesurer loyalement et en bons démocrates sans invectives inutiles et sans péril pour la nation, doit être un modèle du point de vue de sa préparation de son organisation et de son déroulement, a-t-il indiqué.

Dans son discours relatif à l’investiture de cet organe, le président Bouka a déclaré que le débat sur l’indépendance d’une institution, lorsqu’il se transforme et se réduit en un débat sur les hommes, n’a jamais été un débat qui honore ceux qui le provoquent. «Quant à l’avenir de la jeune démocratie congolaise, a-t-il précisé, un tel débat qui consiste à dire, qu’il eut fallu à telle place un tel homme et non un tel autre, est un débat qui peut avilir la démocratie», a-t-il poursuivi, ajoutant que l’homme providentiel n’existe pas.

L’indépendance d’une institution, quelles que soient ses missions, ne s’apprécie pas à travers les hommes qui l’animent, a-t-il notifié, estimant que penser autrement serait faire une grave erreur à la fois de raisonnement et d’appréciation, l’indépendance d’une institution comme la commission, s’appréciant à travers ses missions et la manière dont celles-ci doivent être accomplies pour que l’objectif visé soit atteint. Elle s’apprécie aussi à travers les moyens qui lui sont consentis pour remplir au mieux sa mission. (ACI) Blanchard BOTE

 

 

 

 

 

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