RENDRE PLUS VISIBLE L’ACTION GOUVERNEMENTALE EN MATIERE DE CREATION D’EMPLOIS

BRAZZAVILLE, 25 FEV (ACI) – Le ministre de l’enseignement primaire et secondaire, de l’alphabétisation, de la jeunesse et de l’éducation civique, M. Anatole Collinet Makosso, a souligné, le 23 février dernier à Brazzaville, la nécessité pour son département de rendre plus perceptible, plus visible et plus accessible l’action gouvernementale en matière de création d’emplois en faveur des cohortes de jeunes entrant sur le marché du travail.

Cette nécessité qui intègre la stratégie pour la croissance, l’emploi et la réduction de la pauvreté et particulièrement pour la lutte contre le chômage des jeunes, véritable enjeu de la paix et de la cohésion sociale dans le pays, a été traduite à l’ouverture des dialogues sur l’entrepreneuriat des jeunes, dans le cadre des activités relatives au lancement officiel et à l’inauguration de son siège.

L’objectif de cette activité qui se renouvellera chaque année est de sensibiliser les jeunes porteurs de projets aux réalités, opportunités et défis de l’entrepreneuriat afin de les rendre à même de mieux profiter du Fonds «Telama» mis en place par la Fondation Perspectives d’Avenir.

Selon le ministre Makosso, cette action gouvernementale en la matière se décline en deux axes fondamentaux. Le premier axe, a-t-il notifié, est une politique structurelle ambitieuse qui porte, entre autres, sur l’amélioration du climat des affaires pour booster l’entreprise, agent principal de création d’emplois, sur la promotion des investissements au travers d’une agence créée à cet effet.

Il porte aussi sur la promotion de la transformation locale des produits primaires par la création des zones industrielles à l’image de celle de Maloukou Tréchot, déjà sortie de terre et sur le projet pour le développement des compétences et de l’employabilité des jeunes, en partenariat avec la Banque Mondiale dans l’ambition de préparer près de 14.000 jeunes à l’emploi et d’accompagner 1.000 primo entrepreneurs.

Le second axe, a-t-il dit, se décline en termes de politique d’urgence pour lutter contre la pauvreté  et la précarité en milieu jeune. Il s’agit, a-t-il ajouté, de promouvoir l’auto-emploi par des programmes visant à soutenir l’entrepreneuriat juvénile.

Pour sa part, le président de la Fondation Perspectives d’Avenir, M. Denis Christel Sassou Nguesso, a déclaré que l’émergence et le développement durable du Congo dépendent en grande partie de sa  jeunesse qui constitue son capital le plus précieux. «Pour que cette jeunesse soit et reste un vrai capital, il nous faut nous préoccuper aussi bien de son orientation scolaire et professionnelle, de sa formation professionnelle ou qualifiante et surtout de son éveil à l’esprit de responsabilité et de l’entrepreneuriat», a-t-il insisté.

Pour lui, le programme que lance cette fondation à travers ces dialogues sur l’entrepreneuriat a pour objectif l’éveil et la formation des jeunes à l’esprit entrepreneurial et le développement de cet esprit parait pour cette fondation comme la meilleure réponse à la crise qui frappe massivement la jeunesse.

L’éclosion de telles entreprises favorisera le développement du secteur privé, a-t-il poursuivi, ajoutant que le développement de ce secteur déterminant, majeur de la croissance inclusive, figure au cœur de la dynamique de la diversification économique et de l’émergence du Congo. (ACI) Blanchard BOTE

 

 

 

 

 

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