LA FEMME INVITEE A AGIR AFIN DE JOUIR DE TOUS LES DROITS PREVUS PAR LA CONSTITUTION

BRAZZAVILLE, 14 MARS (ACI) – La représentante du point focal genre au ministère des hydrocarbures, Mme Aubierge Annick Oboulhas Nguina, a convié, le 10 mars dernier à Brazzaville, les femmes à  agir afin de jouir de tous les droits prévus par la Constitution  et d’autres textes en vigueur.

Mme Oboulhas Nguina a fait cette invite à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme, les interpellant à un sursaut d’orgueil, au réveil pour sortir du second rôle dans la société, car elles disposent de précieux droits qui leur sont reconnus par la constitution.

«La femme demeure une actrice incontournable dans la société congolaise, ce conformément à la constitution du 6 novembre 2015 qui lui reconnait explicitement les mêmes droits que l’homme. Cette  constitution assure  la promotion   et la représentativité de la femme aux fonctions politiques, électives et administratives», a-t-elle renchéri.

«Cette année nous offre donc une opportunité  d’esquisser avec sérénité notre avenir dans ce monde où rien n’est donné, où le succès est au bout de l’effort, l’effort persévérant, de démontrer les capacités de la  femme congolaise», a-t-elle affirmé.

Elle a, à cette occasion, estimé que «la femme a souvent triomphé là où l’homme échoue. Son implication dans la recherche de la paix  dans  les conflits sociaux et politiques prouve à suffisance qu’elle mérite respect et protection».

Le directeur de cabinet par intérim du ministre des hydrocarbures, M. Sébastien Brice Poaty, a, pour sa part, saisi cette opportunité pour expliciter que le processus politique en cours en République du Congo ouvre à plusieurs possibilités dont les enjeux portent également sur la mise en œuvre des droits de la femme.

En dépit des batailles gagnées, «il reste cependant encore beaucoup d’obstacles pour arriver à la pleine jouissance de vos droits et pour franchir  le pas vers l’égalité des sexes afin d’aboutir  d’ici l’an 2030 à une planète 50-50», a-t-il fait savoir.

En marge de cette journée, plusieurs thèmes ont été développés. A cet  effet, le chef de service adjoint au service de carcinologie au CHU, le Pr Judith Nsondé Malanda,  a, dans son exposé portant sur «Les cancers du sein, du col utérin et de la prostate», souligné que le cancer reste une maladie grave qui se caractérise par la prolifération anormale des cellules. Il est possible d’être guéri du cancer à condition qu’il soit  détecté à temps, a-t-elle dit. Au regard du coût  élevé de son traitement, le Pr Nsondé Malanda a relevé la nécessité d’une couverture sociale par l’Etat pour les personnes atteintes du cancer.

S’appuyant sur le thème «Femme vers l’égalité professionnelle», la juriste au ministère des hydrocarbures, Mme Rosine Edith Kibinza, a déploré la faible représentativité des femmes au sein dudit ministère. Sur 7 conseillers du ministre des hydrocarbures, il ne figure aucune femme. De même, dans les 4 directions de cette structure publique, une seule femme occupe le poste d’attaché sur 8. Dans l’ensemble, 23 femmes sont responsabilisées à des fonctions sur un effectif de 288 agents que compte ce ministère, a-t-elle explicité.

La 106ème journée internationale de la femme a été célébrée cette année sur le thème «Planète 50-50 en 2030, franchissons le pas pour l’égalité des sexes». (ACI)

Marna MANKENE

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