RAFFERMIR LA RELATION ENTRE LE POETE ET LE LECTEUR

BRAZZAVILLE, 30 MAI (ACI) – Le poète congolais, M. Gabriel Mwènè Okoundji, a présenté au public, le 28 avril à Brazzaville, son nouveau livre intitulé « Comme une soif d’être homme, encore », dans le noble souci de raffermir la relation entre le poète et le lecteur.

Mwènè Okoundji a fait cette présentation dans le cadre de l’activité culturelle dénommée «Rencontre littéraire» que l’Institut Français du Congo (IFC) organise pour promouvoir la littérature.

Paru  récemment aux Editions Fédérop,  le livre «Comme une soif d’être un homme, encore» compte 355 pages. Dans cet ouvrage, véritable anthologie poétique, l’auteur est animé d’une quête d’humanisme.

De  l’avis du présentateur, M. Auguste Miabéto, ancien enseignant de littérature et de linguistique à l’Université Marien Ngouabi (UMNG), M. Mwènè Okoundji tire sa force créatrice de l’oralité Téké qui constitue sa source d’inspiration.

L’anthologie présentée inclut un nombre significatif de textes poétiques publiés dans différents ouvrages, depuis «Cycle d’un ciel bleu» (1996) jusqu’aux «Chants de la graine semée» (2014).

Les poèmes retenus dans ce livre ont fait l’objet d’une relecture par l’auteur, au cours de laquelle il a apporté parfois de substantielles modifications allant de l’épure au remaniement des vers, voire à la réécriture.

Fruit d’une synthèse de psychologie et de philosophie, l’œuvre de Mwènè Okoundji paraît hermétique. M. Miabéto n’a pas manqué de mots pour affirmer qu’«il faut une archéologie mythologique pour l’expliquer».

Psychoclinicien de formation, M. Mwènè Okoundji est auteur de plusieurs publications, parmi lesquelles «Apprendre à donner, apprendre à recevoir», «Au matin de la parole» et «La mort ne prendra pas le nom d’Haïti». Beaucoup lu au-delà des frontières du Congo, il a déjà reçu quelques prix littéraires.

Au cours de l’échange, M. Mwènè Okoundji a décrié le désintéressement de la jeunesse quant à l’usage des dialectes. En outre, il a exhorté le public à la promotion des langues maternelles. «J’écris en téké parce que je revendique cette langue. Notre pays a plusieurs dialectes. Cela est une richesse inestimable. Qu’avons-nous à donner à l’heure de la mondialisation si nous perdons notre base culturelle ?», s’est-il interrogé. (ACI)

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