UNE MESURE DRASTIQUE POUR SECURISER LE BON DEROULEMENT DU BACCALAUREAT SESSION 2016

BRAZZAVILLE, 31 MAI (ACI) – Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, M. Anatole Collinet Makosso, a dévoilé le 30 mai à Brazzaville, la mesure drastique de surveillance téléphonique, en vue d’assurer le bon déroulement du baccalauréat session 2016.

Cette mesure qui s’implique aux candidats, de cette session, a été mise en place pour éradiquer les actes qualifiés de fraudes où de tentatives de fraudes, a-t-on appris au cours d’une rencontre entre le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation et les candidats au baccalauréat session 2016.

Selon le ministre, ces actes sont nombreux. Il s’agit notamment du traitement d’un sujet hors de la salle d’examen, l’échange de copies ou de brouillons entre des candidats, la corruption des surveillants ainsi que l’utilisation des documents écrits.

Le ministre entend, au cours de cette session, éliminer toute fraude ou fuite de matière. A cet effet, il a montré aux candidats les arrêtés sanctionnant toute tentative de fraude avant d’indiquer : « le candidat qui tentera à cette mauvaise pratique (anti-sèche, bébé Lili et autres) sera sanctionné conformément à l’arrêté n° 6482 du 8 novembre 1988, qui stipule dans son article 5, l’interdiction au candidat de se présenter aux différents examens pendant deux ans. Il bénéficiera d’un emprisonnement d’un an et plus d’après la loi n° 7- 2009 de septembre 2009 ».

Il a notamment rassuré les candidats sur les dispositions qui ont été prises pour le bon déroulement de l’examen. En effet, le déplacement des candidats vers les centres d’examen sera assuré et la moyenne d’admission au baccalauréat fixée à 10 sur 20.
« Vous n’avez pas à vous inquiéter car vous avez travaillé durement pendant toute une année. Vous étiez en contact permanent avec les chefs d’établissements, le personnel du ministère, ne paniquez donc pas et soyez sereins », a-t-il indiqué.

Concernant le problème des candidats qui ne retrouveront pas leurs noms sur les listes des candidats au centre indiqué, le ministre les a demandés de ne pas se tracasser qu’ils passent leurs examens aux centres les plus proches.

Pour certains candidats, les décisions prises par le gouvernement sont trop sévères mais d’autres rien ne peut plus être changé car l’examen se trouve déjà devant eux et ils n’ont qu’à se soumettre aux normes. (ACI)

Dédé MASAMBA

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