L’UA S’ENGAGE A ACCOMPAGNER TOUTES LES ACTIVITES LIEES AU FESPAM

BRAZZAVILLE, 27 JUIN (ACI) – Le ministre de la culture et des arts, M. Leonidas Carel Mottom Mamoni, a annoncé le 23 juin à Brazzaville, que l’Union Africaine (UA) a pris un engagement pour accompagner désormais toutes les activités relatives à l’organisation du Festival Panafricain de Musique (FESPAM) à partir de l’édition de 2017.

         Cette annonce a été faite à l’issue d’un entretien qu’il a eu avec le cinéaste et producteur de la République Démocratique du Congo (RDC), professeur à New York University, M. Balufu Bakupa-Kanyinda, sur la manière de relancer avec brio  la  production du cinéma congolais.

Aussi, le ministre a-t-il indiqué que le Congo, avec le soutien des pays voisins, a marqué un grand coup dans le domaine de la diplomatie culturelle, car, depuis près de 21 ans l’UA ne s’était jamais engagée de façon formelle à accompagner en amont et en aval les activités du FESPAM. A cet effet, il a ajouté que le Congo continu de garder la souveraineté du FESPAM.

         Pour lui, cela prouve la bonne santé des relations diplomatiques entre le Congo avec à sa tête le Président de la République, M. Denis Sassou-N’guesso et l’ensemble de l’Afrique. Mais à côté de cela, a-t-il poursuivi, le Congo a été choisi comme pays champion dans le cadre de la promotion de la charte de la renaissance culturelle africaine.

A cette occasion, le ministre Mottom Mamoni  a notifié que lors de leur voyage à Addis Abeba avec le ministre des sports et celui de la jeunesse et de l’éducation civique, ils ont préparé la réunion des Chefs d’Etat qui se tiendra en juillet prochain au Rwanda.  Le Congo interviendra sur le volet de la culture ; c’est  une victoire d’équipe, une victoire du Congo, et une victoire de l’Afrique, a-t-il dit.

         Par ailleurs,  le ministre a souhaité avec M. Balufu remettre le cinéma congolais à sa place, car, a-t-il fait savoir, le cinéma qui est un art de représentation doit être le port étendard de la culture congolaise. «Nous commençons à analyser pour essayer de comprendre quel serait le plan future pour que le cinéma congolais redécolle», a déclaré le cinéaste.

Pour lui, le cinéma congolais qui est absent dans le catalogue international, devrait redorer son blason marqué par son passé avec les producteurs comme Kamba «la Chapelle». Rappelant qu’au début du cinéma africain, le Congo a été très présent même en termes de discours et d’intelligence.

Le producteur s’est dit disponible pour la réflexion au tour du cinéma congolais, notifiant que c’est les idées qui portent les grandes choses. «Il faut que les jeunes aient aussi l’habitude de fréquenter les cinés clubs, qu’ils aient l’habitude de regarder le grand écran même avec les vidéos projecteurs dans les quartiers. On devient cinéaste on regardant les films des autres », a-t-il précisé. Nous devons également relier le FESPAM au FESPACO, il faudrait que ces deux festivals se parlent en terme d’économie entre l’image et la musique a-t-il suggéré. (ACI)

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