GUY BRICE PARFAIT KOLELAS PLAIDE POUR UN DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF

BRAZZAVILLE, 30 AOUT (ACI)- Le président de la Convention des Démocrates et Humanistes  Africains (CODHEA), parti de l’opposition, M. Guy Brice Parfait Kolelas a plaidé le 29 juillet à Brazzaville pour l’organisation d’un véritable dialogue inclusif sous l’égide de la communauté internationale, en vue de sortir le Congo de la crise multidimensionnelle dans laquelle elle s’est plongée.

  1. kolelas a fait ce plaidoyer lors de la conférence de presse qu’il a tenu à Brazzaville, au cours de laquelle, il est passé en revue les maux qui occasionnent la crise économique, politique, sociale, financière et même culturelle, entrainant ainsi le pays vers le chaos, si les fils et les filles du Congo ne se ressaisissent pas, en manifestant chacun la volonté d’aller vers un règlement pacifique des différends.

« Ce que nous vivons aujourd’hui, au Congo, semble me rappeler les pires heures du Congo des années 70 et 80, où des congolais pourchassaient des congolais pour délit d’opinion ; les mêmes symptômes reviennent à la surface à savoir : une crise économique, sociale et financière qui ébranle les fondamentaux de la République, des violations répétées des droits de l’homme, la promotion des anti valeurs avec la mise sur pieds des milices au service du pouvoir et d’une police politique qui fabrique de vrais fausses preuves aux fins d’arrêter les opposants politiques », s’est indigné, le président de la CODHEA.

Aujourd’hui, le Congo fait face à un niveau d’endettement, de près de 70% du PIB dont 45% du PIB pour la dette publique extérieure. La diversité de l’économie longtemps clamée est restée lettre morte. L’épargne nationale mise soigneusement de côté pour les générations futures a fondu comme la neige au soleil. Ainsi, à ce rythme a-t-il indiqué, l’héritage que laisserait la politique actuelle est un Congo surendetté, appauvri avec une richesse négative de l’ordre de moins 20,3% du PIB en 2034, période à laquelle la production de pétrole aura baissé à 13 millions de barils contre 90 millions en 2015, 98 millions en 2020, 58 millions en 2025 et 18 millions en 2030.

La crise économique et financière, dans laquelle le Congo se trouve de nos jours, conduit le gouvernement actuel à chercher à renouer avec un programme économique et financier du FMI. Mais, le FMI reste prudent sur l’ouverture de négociations avec le Congo, pour la simple raison que le régime actuel n’est pas reconnu par les grands actionnaires de cette institution en l’occurrence les Etats-Unis, l’Allemagne, la Grande Bretagne et la France.

La population vit une terrible psychose, on observe sur le terrain, des entreprises qui licencient  les travailleurs, le ralentissement des activités économiques surtout dans la ville Océane. L’Etat semble être en faillite, a évoqué, M. Kolelas, avant de relever que, certains ministères n’ont plus de budget de fonctionnement, le budget de l’Etat exercice 2016  n’a presque jamais été exécuté. Les administrations tournent au ralenti.

Au regard de tout cela, un dialogue politique sous l’égide de la communauté internationale s’impose, entre le pouvoir et l’opposition : « J’invite le président de la République, une fois de plus, à prendre de la hauteur, à saisir la main tendue de l’opposition politique, pour un dialogue sincère, et ce, avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il notifié. (ACI)

Jean Marie Banzouzi

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