FRUCTIFICATION DES CHAMPIGNONS PLEUROTES A DOMICILE

BRAZZAVILLE,  06 AOUT(ACI) – La direction de la Congolaise de Biotechnologie, Bio-Tech Congo a exposé et démontré au public, le 5 août dernier à Brazzaville, les champignons pleurotes issus des kits de production  prêts à la fructification de ce produit bio.

 ANNIE 1Cette exposition-démonstration publique faite à la foire multisectorielle de Brazzaville a été placé sous le  thème «Les champignons pour tous et par  tous».

A cet effet, Bio-Tech Congo commerce des fermes des pleurotes, des unités  de simple fructification en utilisant des kits de sacs en plastique ou  une unité mécanisée mobilisant l’ensemble du procédé de production, a dit l’étudiant stagiaire en marketing à Bio-Tech Congo, M. Augustin Nguié.

L’entreprise se sert du blanc des champignons,  une  semence, qui soutient l’exploitation de  ces fermes de production en la rendant disponible en quantité suffisante afin d’assurer la production à grande échelle.

Les cultures mères, appelées culture de démarrage servant à la production du blanc ; les panneaux contenant du substrat incubé et prêt à la production  et des prestations des services associés aux produits cités, font partie des éléments nécessaire à la production des pleurotes.

Dans ses travaux de recherche, R&D et d’ingénierie  biotechnologique, d’ingénierie mécanique pour recevoir et construire les machines adaptées aux besoins de la production biotechnologique, Bio-Tech Congo procède à la production à grande échelle des pleurotes caractérisés d’une part par la mécanisation de ces principales opérations et d’autre par le passage des conditionnements des substrats de grande taille (10kg) ou plus, faits à base de copeaux de bois. Précisant qu’il existe des substrats  de moins de 10 kg notamment ceux de 2,5 et 5kg.

  1. Nguié a fait savoir que le fournisseur (Bio-Tech Congo) des kits prêts à produire les champignons, procède également à l’installation des fermes mécanisées, suivie des conseils services après- vente, de la formation pour aboutir au bon résultat.

Quant à l’étudiante en Master à l’Institut  Supérieur de Gestion (ISG) et stagiaire à Bio-Tech Congo a expliqué  au public la manière de conserver ces kits de pleurotes. Il suffit de de se procurer de sachets de substrat ensemencés, incubés et prêts à la fructification, de les arroser avec de l’eau, deux à trois fois par jour. Au troisième jour, les champignons commencent à pousser et la récolte intervient au bout de trois à quatre jours plus tard, soit huit jours au total.

ANNIE 2Les individus et les ménages peuvent produire eux-mêmes sous leurs vérandas, dans leurs jardins, les champignons pour l’autoconsommation ou la vente, a-t-elle indiqué.

Le promoteur de l’entreprise  de Bio-Tech Congo M. Tséngué-Tséngué a dit que sa structure  est une première au Congo et en Afrique subsaharienne. L’objectif visé est d’étendre ses activités sur tout le territoire national et en Afrique.

« C’est une véritable contribution à la croissance économique à la diversification de l’économie congolaise et à l’émergence de la nation », a-t-il mentionné.

  1. Tséngué-Tséngué   a fait savoir que son entreprise entend intégrer dans ses offres, des nouvelles espèces de champignons comme des pleurotes roses et jaunes, les oreilles de judas et les espèces locales disponibles seulement en saison de pluies (termitomycès).

La gamme va s’élargir, avec de nouveaux produits et services biotechnologiques, les larves de scarabée rinocéros encore appelés Mafoudi, Makokolo ou Abogo en langues locales congolaises, a-t-il signifié.

Le responsable de Bio-Tech Congo a annoncé que sa structure va bientôt ouvrir et augmenter son capital en vue de trouver des jeunes investisseurs congolais ou africains capables non seulement d’investir dans Bio-Tech Congo, mais aussi participer activement au développement national et son expansion africaine. (ACI)

Annie ITOUA PEYA

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