LE CSLC EDIFIE LES OPINIONS SUR L’AFFAIRE DU GROUPE DE PRESSE TALASSA

BRAZZAVILLE, 31 AOUT (ACI) –  Le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC) a édifié le 30 août à Brazzaville, les opinions nationale et internationale sur l’affaire  du «Groupe de presse Talassa» pendante à la Cour suprême.

C’est le secrétaire administratif par intérim de cette institution, M. Théophile Miette Likibi qui a  fait la mise au point de cette affaire lors d’un point de presse, en vue de répondre à Talassa, pour lui apporter la lumière, éclairer sa raison, guérir son intelligence des nébuleuses confusions qui le caractérisent et pour l’aider à comprendre les grandes vertus humaines de la simplicité, de l’humanité et aussi de la citoyenneté.

Miette Likibi a d’abord rappelé la surprenante intervention médiatique du directeur général du bihebdomadaire d’information général, d’analyse et d’opinion Talassa, M. Ghys Mbemba Ndombe à travers un point de presse mettant en exergue une litanie de griefs dressés contre le CSLC et son président M. Philippe Mvouo.

Le secrétaire général par intérim du CSLC a fait noter qu’au plan juridique, il n’y a pas de conflit de quelque nature que ce soit, entre le président du CSLC et le promoteur du groupe de presse Talassa. «C’est le patron de ce groupe de presse qui s’agite en créant dans la confusion totale, un pseudo conflit avec les principes de légalité», a fait savoir M. Miette Likibi.

Il a justifié ses arguments  en montrant que sur  requête du Conseil,  le certificat de déclaration délivré par le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, a été annulé par décision. Le motif de l’annulation était l’inobservation des articles 4 et 35 de la loi sur la liberté de l’information et de la communication.

Le secrétaire administratif du CSLC a informé l’opinion que le concept de groupe de presse demeure à ce jour inexistant en droit congolais. A ce titre la délivrance de ce certificat à un groupe de presse est illégale. Pour ce qui est du certificat délivré au  journal Talassa, il a indiqué qu’il était délivré à base d’un document irrégulier signé à la veille du jour  de la délivrance du certificat de déclaration par le président du CSLC, qui n’a ni qualité, ni compétence de le faire en vertu de la loi.

A cet effet, l’administrateur du CSLC a démontré que l’attestation délivré à Talassa a créé, dans son contenu, un imbroglio juridique, en ce qu’il s’est transformé en certificat. Talassa avait donc induit en erreur le procureur de la République.

Pour le CSLC, la non notification à celui-ci de cette déclaration est la preuve du groupe Talassa de ne pas tenir informé le Conseil de l’existence de cet acte administratif.

«C’est l’existence de ce document illégal qui a favorisé la délivrance au groupe de presse Talassa du certificat du Tribunal de grande instance », a dit M. Miette Likibi, poursuivant que le CSLC en tant que régulateur des médias, a la mission de veiller à la légalité et d’assainir le paysage médiatique, ce qui justifie son recours gracieux en annulation de ce certificat, de sorte que l’autorité qui avait pris la décision, l’annule elle-même.

C’est ainsi que le CSLC a informé l’opinion qu’il s’agit d’un contentieux contre un acte administratif et non entre deux personnes morales ou physiques.

La Cour suprême a annulé la décision du procureur par manque de motivation, a-t-on appris.

Elle a aussi donné la possibilité au CSLC de se rétracter. La loi donne deux mois au requérant pour faire la rétractation à compter de la date de notification de la décision de la Cour suprême. (ACI)

Sosthène  MILANDOU

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