MISE EN PLACE DE MICROPROJETS DE PRODUCTION ET DE COMMERCIALISATION DU MIEL

BRAZZAVILLE, 31 AOUT (ACI) – Une assise de partenariat s’est tenue le 26 août dernier à Brazzaville entre le coordonnateur du Projet Forêt et Diversification Economique (PFDE), M. Joachim Kondi, et le directeur du Centre de Valorisation des Produits Forestiers Non Ligneux (CVPFNL), M. Francis Thedy Adoua Ndinga, en vue d’une mise en place de microprojets de production et de commercialisation du miel de qualité.

Lors de cette assise, les responsables ont convenu de procéder au renforcement des capacités des populations locales et autochtones, la formation étant l’un des éléments déterminants de la réussite de tout projet, a-t-on appris de source sûre.

Prévu de s’étaler sur une année, le projet sera réalisé dans trois sites appelés pôles de production, à savoir les départements de la Bouenza, la Sangha et la Likouala.

«Dans un premier temps, nous allons attribuer 2500 ruches à 625 ménages, les encadrer, les suivre jusqu’à ce qu’ils apprennent comment domestiquer les abeilles à partir des ruches», a expliqué M. Adoua Ndinga, dont la structure est chargée d’assurer l’organisation et le suivi technique des activités de production, d’exploitation et de commercialisation.

Interrogé sur les critères de sélection, M. Adoua Ndinga, a indiqué que le choix des ménages n’a pas encore été fait. «C’est à partir du démarrage du projet, prévu dans deux semaines, que les participants seront connus», a-t-il poursuivi.

Présidant la séance de signature de ladite convention, le directeur de cabinet de la ministre de l’économie forestière et du développement durable, M. Pierre Taty, a indiqué que : «la signature de cette convention démontre que les engagements pris par le gouvernement de la République dans le cadre du Plan national de développement 2012-2016 pour appuyer les communautés locales dans la mise en œuvre des activités génératrices de revenus restent une priorité.

«L’exploitation des PFNL constitue une ressource importante de revenus en même temps qu’elle représente un grenier pourvoyeur d’emplois, non seulement pour ces communautés locales, mais aussi pour les acteurs économiques évoluant dans ces filières, dont l’objectif fondamental reste la gestion durable et rationnelle des ressources forestières», a ajouté le directeur de cabinet.

A propos, le gouvernement congolais a décidé, dans le cadre de la diversification de l’économie et de l’appui aux communautés locales, d’accompagner certaines activités génératrices de revenus, pour contribuer à la réduction de la pauvreté en zone rurale et à la conservation de la biodiversité forestière.

C’est ce qui expliquait la signature en 2015, de la convention entre la CIB-OLAM et le PFDE, en vue de l’encadrement des communautés locales et autochtones, à la cacao-culture sous abris. Dans ce cadre, 160 ménages ont reçu un appui pour le lancement de leurs productions et le renforcement de leurs activités. (ACI)

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