ACAT CONGO ET ADHUC DENONCENT L’USAGE EXCESIF DE LA TORTURE

BRAZZAVILLE, 29 NOV (ACI)-L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT CONGO) et l’Association des Droits de l‘Homme et de l’Univers Carcéral (ADHUC) ont dénoncé, le 29 novembre à Brazzaville, l’usage excessif constaté de la torture, des traitements cruels, inhumains et dégradants afin de lutter contre l’impunité dont bénéficient la plupart des tortionnaires.

Ces deux ONG  l’ont décrié au cours d’une conférence organisé sur le thème «Les obligations et les engagements de la République du Congo à la convention contre la torture des Nations-Unies et autres instruments relatifs aux droits de l’homme ». Elles ont demandé au gouvernement de garantir le droit à la réparation des victimes de torture tel consigné dans la convention contre la torture.

 Cette conférence de presse, a fait savoir le président de l’ADHUC, M. Loamba- Moke ne vient pas créer du sensationnel, mais attirer l’attention des autorités politique et administratives pour que des mesures soient prises pour endiguer ce phénomène et arrêté à la longue ce genre de pratique. Le comportement peu responsable de certains agents de la force publique et de l’appareil judiciaire qui peinent à faire aboutir une procédure relative à la torture et aux traitements inhumains.

Selon lui, au Congo, la torture et les mauvais traitements surviennent le plus souvent aux premiers stades de la détention lors de l’arrestation, du transport et des interrogations de police, de gendarmerie et d’autres. «Or la constitution congolaise du 6 novembre 2015, la déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) devraient garantir la protection des individus et prôner la liberté du peuple».

Par ailleurs,  le président de l’ADHUC a souligné qu’après le referendum du 25 octobre 2015, les élections présidentielles du 20 mars 2016 et les évènements du 04 avril 2016, les organisations ont reçu à ce jour près de 250 cas de violations des droits humains mais le plus grand nombre vit en clandestinité par peur des représailles.

A cette occasion, les deux organisations ont recommandé au gouvernement l’identification des tortionnaires, l’arrestation de leurs auteurs, l’indemnisation des  victimes pour tous les dommages subis ainsi que les séquelles traumatiques.

Ils ont suggérés de renforcer les procédures de plaintes pénales et des sanctions contre les auteurs d’actes de torture, diligenter la publication et tous les codes dont le code de procédure pénal et le code pénal qui auront pour effet de définir, de criminaliser et interdire la torture sous toutes les formes, rétablir les victimes de torture dans leurs droit tout en les prenant spécifiquement en charge. (ACI)

Marlyce TCHIBINDA

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