LES CONGOLAIS APPELES A VIVRE DANS L’UNITE

BRAZZAVILLE, 29 NOV (ACI) – Le Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Clément Mouamba a insisté, le 28 novembre à Brazzaville, sur l’unité  des citoyens congolais  qui est une conjonction de survie collective, afin de mériter une vraie vie de femmes et hommes libres, laborieux et maître de leur  destin.

 Le Chef du gouvernement congolais a  fait cette invite lors du 58ème anniversaire de la proclamation de la République patronné par le chef de l’Etat, M. Denis Sassou-N’Guesso. Un  anniversaire célébré cette année sur le thème, «La République est une et indivisible».

Dans son éloge, M. Mouamba  a indiqué que la République unie  renvoie à  l’unité de l’espace géographique, à la souveraineté du territoire national, à l’exercice de l’autorité de l’Etat et s’appliquent les principes de la République. La superficie du Congo constitue une parcelle de terrain commune, le champ de l’exercice de la souveraineté nationale, le domaine de validité des politiques publiques  et de  déploiement des services publics, a-t-il expliqué.

Pour lui, les principes de la République s’appliquent dans le traitement des questions majeures, entre autres, l’intégration pour affirmer l’appartenance à la seule communauté, «la nation qui se construit et devra se construire».

Il y a la laïcité qui fait vivre ensemble une diversité d’hommes et de femmes d’origines, de confessions, de cultures et de mœurs différentes pour réaffirmer la neutralité vigilante dans les institutions de la République.

L’autre question majeure à traiter dans les principes de la République est le «civisme» qui consolide le pacte républicain, afin que la société congolaise ne soit pas « une simple juxtaposition de femmes et d’hommes », a poursuivi M. Mouamba.

A cette occasion, le Premier ministre a rappelé à l’assistance que l’indivisibilité de la République renvoie également à l’intangibilité des frontières et à l’intérieur, à la négation radicale de la décomposition territoriale, de ses valeurs intrinsèques et de  son unité.

L’orateur a indiqué que dans  les traditions et pratiques républicaines, les  principes majeurs de la Républiques indivisible empruntés au XVIII siècle, sont identiques. Il s’agit notamment  de l’uniformité du droit applicable sur l’ensemble du territoire national, de l’égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction d’origine, de couleur de peau, de statut social  ou de religion et surtout la haute conscience de partager le destin commun, quoi qu’il arrive.

  En outre, M. Mouamba a souligné que l’une des conséquences de l’application de ces principes, est qu’aucune partie du peuple, ni individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté nationale qui appartient au peuple entier, qui lui-même l’exerce par ses représentants ou par référendum. Il a déconseillé les Congolais à ne pas faire cavalier seul sans porter préjudice à tous.

L’unité et l’indivisibilité de la République sont deux valeurs jumelles fortement associées et complémentaires. S’attaquer à l’une, c’est démolir l’autre et réciproquement, a fait savoir le Premier Ministre, précisant que les principes républicains sont sacrés et doivent être hautement respectés et protégés par chacun et par la loi.

Au regard de l’actualité nationale, M. Mouamba s’est interrogé si les Congolais aiment leur République qui est un héritage commun. Pour faire vivre  la République, il faut qu’il y ait la Constitution, l’étendard, les armoiries, la devise et l’hymne.   L’idéal républicain, a-t-il dit, n’est pas bien  connu par les Congolais  qui ont l’avantage de savoir ce qui n’est pas pour la République.

« Il n’est pas violence, il n’est pas milices armées, il n’est pas terrorisme, il n’est pas   l’intolérance, il n’est pas l’abaissement de la femme, il n’est pas le messianisme grégaire, il n’est pas le déni du partage, il n’est pas l’encrage obsessionnel et obstiné au terroir local, il n’est pas l’anti-panafricanisme, il n’est pas l’envers de la paix », a rappelé M. Mouamba.

 Au cours de cette commémoration, le Chef du gouvernement a rendu hommage aux pères fondateurs de la République, à savoir, le premier Président de la République du Congo, l’Abbé Fulbert Youlou, MM. Jacques Ludovic Opangault et Stéphane Tchitchelle.

Cette cérémonie commémorative a été marquée par la décoration d’un échantillon de personnalités étrangères et nationales par le Président de la République.

Pour le professeur Francine Ntoumi, récipiendaire de la médaille d’honneur et de la recherche scientifique,  cette médaille représente la reconnaissance de la nation aux efforts fournis  notamment, dans la mise en place d’un laboratoire de biologie moléculaire  à  l’Université Marien Ngouabi.  Ce laboratoire a déjà formé  70 étudiants sur les techniques de pointes. Elle s’est dite satisfaite de voir  s’ouvrir le dialogue entre les chercheurs et les décideurs afin de répondre aux besoins de la nation.

Parmi les responsables politiques présentes à cette cérémonie, figure l’opposant et président de l’UPADS, M. Pascal Tsaty Mabiala.  Il s’est dit heureux de voir l’histoire du Congo réhabilitée à travers cette journée. Par contre, il a déploré l’absence d’autres membres de l’opposition à cet événement.  M.  Tsaty Mabiala a invité les autorités politiques à tout mettre en œuvre pour qu’à la prochaine célébration, toute la classe politique se retrouve au tour de cette manifestation.

Cette cérémonie  la connu participation  de plusieurs autorité dont des membres du gouvernement, les notabilités nationales, et le corps diplomatique accrédité au Congo. (ACI)

Anny PEYA

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