NECESSITE POUR LES PROFESSIONNELS AFRICAINS DE DOMESTIQUER LES TIC

BRAZZAVILLE, 30 NOV (ACI) – Les participants à la 3ème édition de la Biennale congolaise des arts et des lettres ont recommandé, le 28 novembre à Brazzaville, aux professionnels africains, d’avoir la maitrise des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) et de les domestiquer à travers l’environnement numérique dans la créativité, la nécessité de préserver les contenus en rapport avec l’identité culturelle africaine. 

         Cette recommandation est l’une des nombreuses autres, qui ont été formulées à cette 3ème édition qui s’est tenue du 25 au 28 novembre sur toute l’étendue du territoire national, avec pour thème «La création artistique et littéraire face au développement du numérique».

         La 3ème édition qui a réuni des artistes, des écrivains, des experts, des étudiants et des élèves provenant, non seulement de la République du Congo, mais également du Sénégal, pays à l’honneur, du Cameroun, de la République Démocratique du Congo (RDC) et du Mozambique, avait pour objectif de faire valoir le potentiel culturel et artistique congolais, non seulement sous le seul prisme déformant de Brazzaville, mais aussi et directement à travers leurs terroirs d’origine.

         Les participants à ce colloque, informés du caractère  de modernisation continuelle et de l’influence de l’électronique et de l’ordinateur, ont aussi recommandé un programme de formation professionnelle pour les créateurs africains et l’organisation à cet effet, de rencontres entre les spécialistes, des industries culturelles et artistique avec les professionnels du numérique.

         Aux professionnels africains informés de la complexité de la situation de l’environnement numérique, il a été recommandé d’envisager de former des agrégats  en vue d’un contrôle indispensable pour la sauvegarde des identités africaines. Les participants ont, sur ce point recommandé aux Etats africains de montrer à cet égard leur volonté politique pour leur faciliter la tâche.

         Lors de la cérémonie d’ouverture de cette grand-messe culturelle, le ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, M. Ange Bininga, représentant le ministre de la culture et des arts, M. Léonidas Mottom Mamoni empêché pour des raisons de santé, a déclaré que «le Congo ayant adossé son développement à l’économie numérique, se doit de mesurer la portée de cet outil de développement et d’enveloppement afin que  son appropriation s’appuie sur les fondements de la culture congolaise  qui lui permettent de répondre aux besoins  réels de la créativité, de la production et de la diffusion artistique et littéraires».

« Le gouvernement défend l’identité culturelle congolaise ouverte qui suscitent un sentiment d’adhésion de tous les congolais et non celle qui ferme les frontières comme les esprits », a-t-il poursuivi.

A la faveur de cette 3ème édition, la biennale congolaise des arts et des lettres s’est fortement décentralisée, pour souscrire dans les pôles culturels départementaux, constitués à l’occasion.

Ainsi, du 25 au 27 novembre , les départements de la Likouala et de la Sangha se sont retrouvés à Ouesso ; ceux de la Cuvette , de la Cuvette –Ouest et des Plateaux à Oyo ; les départements de la Bouenza, de la Lékoumou et du Niari ont eu rendez-vous à Sibiti et le département de Pointe-Noire et du Kouilou à Pointe-Noire , pendant que le département de Brazzaville et du Pool se sont rassemblés aux délégations de la diaspora pour magnifier les arts et lettres à Brazzaville.

Les débats d’idées, les expositions-ventes, les arts de  scène, les ateliers, les rencontres et les animations littéraires, les  récompenses, les dégustations des mets congolais et une soirée de gala sont les différentes activités qui ont été réalisées par la Biennale 2016.

La République du  Sénégal était l’invité d’honneur de cette 3ème édition et la  maison d’édition CLE Yaoundé du Cameroun en était  la marraine. (ACI)

Blanchard BOTE

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