DES MESURES POUR L’ERADICATION DU BRACONNAGE EN MATIERE DE PECHE

POINTE-NOIRE, 27 DEC (ACI) – Le ministre de l’agriculture et de la pêche, M. Henri Djombo a suggéré   à Pointe-Noire les changements évolutifs concertés dans l’établissement de la nouvelle réglementation qui va s’articuler autour du respect de la relation de travail entre les armateurs et le service de surveillance de nos frontières, afin d’éradiquer le braconnage et les arraisonnements de nos bateaux.

Au cours d’ un entretien  avec les armateurs industriels et artisanaux ainsi que les responsables du port et de la marine marchande sur les problèmes qui minent le secteur de la pêche, le ministre Djombo a également souhaité que le nombre de bateaux de pêche soit réduit d’une façon équitable pour canaliser ainsi la surexploitation de l’activité de pêche.

Pour pallier les mauvaises pratiques de la pêche, M. Djombo a  preconisé la mise en place d’une compagnie de ramassage des filets à petites mailles qui seront brûlés en public et des sanctions à l’endroit des pêcheurs fraudeurs.

La création d’un marché à poisson avec le groupement des ports maritimes et de pêche et l’amélioration de la vente et de la consommation du poisson figurent aussi au nombre des changements énoncés par le ministre Djombo.

Dans son intervention, le vice-président des pêcheurs artisanaux, M. Inoua a fait état des difficultés rencontrées par les artisans pêcheurs en mer à cause des industriels qui ne leur accordent aucune considération et ne respectent pas leur zone de pêche selon l’article 10 du code de la pêche. Il a  souligné que les services de la marine marchande et du port ne leur facilitent pas la tâche parce-que les gros navires masquent leur immatriculation et ne sont pas sanctionnés.

  1. Inoua a en outre demandé le secours du ministre concernant le respect des frontières du Congo avec le Gabon et l’Angola puisque les pêcheurs gabonais et angolais font des incursions dans les eaux congolaises mais ne tolèrent pas l’inverse.

De son coté M. Alexandre Faucon, industriel et directeur de la société congolaise de pêche, qui est intervenu dans le même sens, a déploré le fait qu’aucune bonne décision n’est prise de nos jours pour pérenniser l’exploitation du poisson.

Avec plus de 60 bateaux industriels pour une petite superficie de pêche de 70 kilomètres de plage, a dit M. Faucon, on dénote la surexploitation compliquée par les mauvais comportements et pratiques des compagnies chinoises qui ne respectent ni la législation congolaise de pêche ni la zone de reproduction ni les autres armateurs et usent des filets à petites mailles occasionnant ainsi le dépeuplement des poissons au large des côtes congolaises.

  1. Faucon a soulevé le point sur le quai de batelage qui sur 200 mètres permettait difficilement aux bateaux de pêche de traiter et de conditionner le poisson, du fait de l’affluence. Ce quai est en ce moment en train d’être réfectionné.
  2. Faucon a indiqué que l’engin de montée à sec des bateaux de pêche pour l’entretien ne répond plus et le carénage des bateaux devient un casse tête. Le marché à poisson qui était situé au rond-point Lumumba a été détruit et celui de l’OCH ne répond pas aux conditions requises pour la vente du poisson à cause de l’insalubrité et de l’étalage à ciel ouvert, a-t-il ajouté.

Il a fustigé l’absence des observateurs du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche à bord  des bateaux favorisant ainsi les bateaux chinois qui continuent d’utiliser les filets non réglementaires qu’ils cachent au large et ne gardent à bord que les filets à maillage requis.

Par ailleurs MM. Dossa et Mba, représentant les pêcheurs béninois, ont quant à eux parlé de l’existence de la zone de reproduction aquatique de 6000 mètres, zone qui nécessite un contrôle sérieux des mailles d’autant plus que l’irresponsabilité des artisans est réelle avec l’usage des mauvais filets.

La deuxième étape du séjour de travail du ministre Djombo a été sanctionnée par la visite du port autonome de Pointe-Noire et du port de pêche maritime ainsi que la base de Tchissanga où a commencé depuis deux mois la fabrication de la farine de poisson pressentie pour la reproduction des poissons de mer et des poissons d’eau douce. (ACI)

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