TROUVER UNE SOLUTION A L’ERRANCE DES MALADES MENTAUX DANS LA VILLE

BRAZZAVILLE, 30 JAN (ACI) – La ministre congolaise de la santé, M. Jacqueline Lydia Mikolo, s’est dit préoccupée par l’errance des malades mentaux dans la ville de Brazzaville et qu’il faille trouver une solution à ce fléau.

Le constat est que nous avons du travail, nous avons du pain sur la planche, et la solution part du service de psychiatrie du Centre hospitalier et Universitaire (CHU) de Brazzaville, a-t-elle fait savoir lors de sa visite le 24 janvier dernier de ce service, l’unique centre qui reçoit les malades mentaux du pays.

Mme Mikolo qui a offert des dons à ce centre, question d’encourager le personnel et les malades mentaux de ce centre, a fait savoir que «c’est un service très important parce qu’il prend en charge tous les malades mentaux de notre pays, c’est le seul qui existe actuellement ».

Vu son importance, c’est un devoir de passer voir dans quelles conditions le personnel travaille, les malades sont reçus ; la capacité d’accueil ; de réfléchir aux moyens d’améliorer ces conditions ; de discuter avec l’équipe soignante, pour en connaître les préoccupations », a expliqué Mme Mikolo.

Sur l’état actuel de la structure, la ministre de la Santé et de la population a dit que le constat était positif puisqu’il y a des efforts importants consentis par les responsables du CHU en vue d’améliorer les conditions d’accueil et les soins des patients. En effet, selon elle, ces efforts doivent être accompagnés, car les capacités du service sont liées aux moyens du pays. Elle  a promis d’être l’interlocutrice auprès du gouvernement afin de trouver des solutions à ces questions.

Installé dans le site de l’ex-Kabano, la structure dispose de 27 lits au lieu de 50 comme prévu. D’après le chef de ce service, le Pr Alain Maxime Mouanga, les conditions d’accueil sont en voie d’amélioration. Car le centre est parti d’une situation initiale préoccupante caractérisée, entre autres, par le fait que les conditions d’hygiène n’étaient pas réunies, les soins n’étaient pas administrés en respectant une approche compatible avec la dignité de la personne humaine.

« Ce que vous avez vu aujourd’hui est le fruit d’une évolution qui va vers l’amélioration de la qualité des services. En termes d’hospitalisation, nous devons dire que la capacité de notre centre est de 50 lits, mais depuis les évènements que nous avons eus, nous avons actuellement 27 lits », a-t-il expliqué.

Il a fait savoir que les grands problèmes de ce service se résument, en termes de déficit du cadre juridique et réglementaire. En dehors des obstacles juridiques et réglementaires, il y a aussi le problème des ressources humaines. En effet, avec environ 4,5 millions habitants, le Congo ne compte que quatre psychiatres. Un ratio qui n’est pas soutenable d’après le Pr Mouanga qui pense qu’il faut former des médecins psychiatres en nombre suffisant ainsi que des psychologues et des travailleurs sociaux.

A côté des ressources humaines, les moyens financiers font souvent défaut, car la santé est coûteuse. (ACI)

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