LE FILAF, UN EVENEMENT CULTUREL POUR FAVORISER LA DIFFUSION DES PENSEES

BRAZZAVILLE, 30 MARS (ACI) – Le Festival International du Livre et des Arts Francophones (FILAF) est un événement culturel pour favoriser la diffusion des pensées, a souligné  à Brazzaville, la co-organisatrice de ce rendez-vous littéraire et artistique, Mme Khady Fall Diagne.

Mme Diagne a fait cette déclaration à l’ouverture de la 1ère édition  du FILAF organisée à l’Institut Français du Congo (IFC) du 28 mars au 1er avril sur le thème «Ecriture(s), histoire(s) et réel(s) ; quelles frontières ?».

Selon elle, l’organisation de ce festival est motivée par plusieurs raisons parmi lesquelles, la multiplication des sièges de la parole émettrice des identités plurielles qui se construisent dans les espaces francophones, à savoir le salon du livre de Paris, les ateliers de la pensée à Dakar, le salon de Genève et le festival de Brazzaville.

Avec le problème récurrent des frontières, a dit Mme Diagne, l’autre objectif de ce festival est de soulever celui des traversées. «Les arts se croisent, se traversent, suivent des trajectoires qui s’interpénètrent», a-t-elle ajouté.

Au cours de son allocution, Mme Diagne a fait part de son espoir de voir le FILAF «poser des passerelles  parfois improbables entre des zones géographiques éloignées, des univers et des esthétiques différents». C’est dans ce sens que le cinéma, la musique et l’art du spectacle vivant se trouvent au cœur des programmations  de cette 1ère édition, a-t-elle confié.

Pour sa part l’ambassadeur de France au Congo, M. Bertrand Cochery, a pensé que «ce festival témoigne que Brazzaville est et demeure un haut lieu de la réflexion intellectuelle et littéraire dans une Afrique plus que jamais en mouvement».

En outre, il  a dégagé l’importance du FILAF en ce sens que,  par la création artistique, intellectuelle et littéraire qu’il promeut, il offre des opportunités de restriction pour stimuler et comprendre les dynamiques d’un pays, pour apporter les visions novatrices pour son développement.

Pour lui, l’art, la création et la culture, en portant en eux  des horizons nouveaux et des  identités, permettent d’aborder des rapports entre le passé, le présent, la réalité, le rêve, le progrès et les traditions, avec l’ouverture d’esprit nécessaire pour faire bouger les lignes et dépasser les frontières.M. Cochery a rappelé le thème principal de ce festival, en annonçant qu’il sera abordé sur quatre perspectives par les invités venus d’horizons de création et géographiques différents, tous attachés à promouvoir la diversité culturelle et le respect de l’autre.

Au nombre de ces invités figurent Mmes Lamia Berrada-Berca (écrivain franco-marocaine), Hemley Boum (écrivain franco-camerounaise), Awa Sène Sarr (comédienne sénégalo-belge), M. Tidiane N’diaye (historien et romancier sénégalais), Gabriel Okoundji (écrivain poète franco-congolais) et Makenzy Orcel (écrivain haïtien).

«Pays réel(s), pays rêvé(s) : l’impossible terre d’encre», «Réécrire l‘histoire : Quel(s) réel(s) ? Quel(s) enjeux ?», «Fabulations littéraires, voix souterraine qui habite l’écriture» et «Voix diasporiques, voix Trans esthétiques», tels sont les quatre sous-thèmes  qui vont permettre au public de mieux comprendre le thème principal du festival. (ACI)

Benjamin MANKEDI

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