«LE FESTIVAL IMAGE ET HISTOIRE», UNE REFLEXION SUR LE CINEMA AFRICAIN ET SON AVENIR

BRAZZAVILLE, 19 MAI (ACI) – «Le Festival Image et Histoire» constitue un lieu de réflexion sur le cinéma africain et son avenir, a souligné, le 16 mai à Brazzaville, l’ambassadeur de France au Congo, M. Bertrand Cochery.

Cochery a fait cette réflexion au cours de son allocution prononcée à l’ouverture de la 4ème édition du festival de cinéma et d’histoire dénommé «Festival Image et Histoire», organisé du 16 au 20 mai à l’Institut Français du Congo (IFC) sur le thème «Le cinéma africain des indépendances : la reconquête par les Africains de leur(s) identité(s) et de leur histoire».

Selon lui, réfléchir sur l’avenir du cinéma africain ramène à se poser la question sur la production et la distribution des films d’Afrique. Le cinéma, a-t-il notifié, est un art et une industrie. Il nécessite des moyens économiques pour le faire vivre et pour encourager les jeunes producteurs.

Cochery pense qu’il ne s’agit pas seulement de parler de l’indépendance et de la conscience historique. Il sied aussi de susciter l’intérêt du cinéma chez le plus grand nombre de la nouvelle génération en abordant la thématique de la profession.

Avec la thématique du cinéma, a-t-il indiqué, «on est encore une fois de plus sur la conscience citoyenne». Derrière la question du cinéma des indépendances, il y a la question de l’appropriation de l’identité par l’image.

Par ailleurs, il s’est interrogé si cette identité peut s’avérer unique ou plurielle en fonction des regards cinématographiques. Cette interrogation, a-t-il pensé, est l’un des centres d’intérêt de ce festival, «puisqu’il faut aussi apprendre à voir comment le réalisateur appréhende qu’aucune image n’est neutre en matière d’histoire et qu’aucune prise de vue n’est aléatoire».

De l’avis de M. Cochery, aujourd’hui, le cinéma africain est le fruit d’un nouveau regard. Riche de sens, ce nouveau regard des réalisateurs africains sur leur histoire mérite d’être vu, revu et analysé 60 ans après les indépendances, a-t-il indiqué.

Au nombre des activités prévues durant ce festival, des conférences et des projections. Entre autres thèmes, «Cinéma et histoire en Afrique francophone», «Les Africains se réapproprient leur histoire : l’invention des mythes» et «Le réalisateur africain face à des choix».

 Parmi les conférenciers invités figurent Mme Odile Goerg, professeure d’histoire de l’Afrique contemporaine (France) ; M. Sada Niang, spécialiste des littératures et cinémas africains et caribéens (Canada) ; M. Christophe Figuéréo, enseignant expatrié au lycée Saint-Exupéry (France) ; M. Sébastien Kamba, cinéaste (Congo).

Le festival «Images et histoire» est organisé par M. Christophe Figuéréo, a-t-on appris. Depuis trois ans, il anime à l’IFC le cycle de conférences mensuelles ou bimensuelles «Images et histoire» qui explore le regard que les sociétés contemporaines portent sur leur passé à travers l’imaginaire cinématographique. (ACI)

Benjamin MANKEDI

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