CONGO/CULTURE:TISSER LE LIEN ENTRE L’HISTOIRE ET LA MEMOIRE

BRAZZAVILLE, 18 MAI (ACI) – Les films africains visent à tisser le lien entre l’histoire et la mémoire, une preuve de l’appropriation des africains de leur passé à travers l’imaginaire cinématographique, a indiqué,  à Brazzaville, M. Christophe Figuéréo, enseignant expatrié au lycée Saint-Exupéry.M. Figuéréo a fait cette observation au cours de la conférence qu’il a animée sur le thème «Les Africains se réapproprient leur histoire : l’invention des mythes», à l’occasion de la 4ème édition du festival de cinéma et d’histoire dénommé «Festival Images et Histoire», organisé sur le thème «Le cinéma africain des indépendances : la reconquête par les africains de leur(s) identité(s) et de leur histoire».

Evoquant la période coloniale et les résistances des peuples africains qui constituent une page de l’histoire du continent, M. Figuéréo a focalisé son regard sur deux films qui montrent comment les africains se sont appropriés leur histoire à travers l’invention des mythes autour des personnages qui ont marqué l’histoire du continent.

Citant «Les capitaines des ténèbres» dont un extrait a été projeté, il a analysé la portée historique de «Sarraounia», le roman du nigérien Abdoulaye Mamani, adapté au cinéma en 1986 par le réalisateur Med Hondo.

Dans ce film qui a été projeté entièrement, la construction du mythe part de la sacralisation de Sarraounia à travers l’initiation qu’elle a subie. L’héroïne Sarraounia incarne non seulement la résistance à la colonisation française, mais aussi porte les idéaux de la liberté face à l’oppression.

Partant de ce film qui établit un lien entre l’histoire et la mémoire du peuple nigérien, M. Figuéréo a indiqué qu’il revient à chaque peuple de prendre en main son histoire pour la maintenir vivante. (ACI)

Benjamin MANKEDI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *