AFRIQUE/ENVIRONNEMENT:DES MECANISMES POUR REVITALISER LE COMMERCE DU CARBONE

BRAZZAVILLE, 30 MAI (ACI) –  Le commerce du carbone en Afrique avait un potentiel de croissance soumis à la stabilité politique, aux réformes réglementaires et au renforcement des capacités, a déclaré l’écologiste Camerounais, M. Kevin Enongene, lors d’une conférence régionale sur la gestion durable des forêts, tenue récemment  à Entebbe, (OUGANDA), a -t-on appris de source sûre.

«Les pays africains devraient mettre en place des mécanismes pour revitaliser le commerce des droits d’émission afin de créer de nouveaux emplois verts. Les investissements dans les projets à grande échelle de commercialisation du carbone rendront plus avantageux les entreprises privées et les communautés», a dit M. Enongene.

Les traités climatiques internationaux obligent les pays industrialisés à investir dans des projets de compensation de carbone dans les pays en voie de développement en Afrique, en Asie et en Amérique latine ayant souffert du changement climatique.

La volatilité du régime mondial du commerce du carbone a eu un impact négatif sur la quête du développement de carbone à faible coût par les pays africains.

Il a exhorté les gouvernements de la région de l’Afrique subsaharienne à aborder les problèmes politiques, institutionnels et techniques qui découragent les investissements dans les marchés du carbone du continent.

«L’avenir des marchés du carbone en Afrique sera prometteur si les pays investissent dans la capacité technique afin de mettre en œuvre des projets, tout en encourageant le secteur privé local à s’engager pleinement dans ce domaine», a-t-il fait savoir.

Les écologistes ont également déclaré, à  la même occasion, que  la promulgation de nouvelles politiques et des incitations réglementaires associées à une meilleure gouvernance, est essentielle pour stimuler la croissance du commerce du carbone en Afrique. Tout en soulignant que la relance des marchés du carbone moribonds en Afrique stimulerait la croissance économique, tout en renforçant la résilience du continent face aux changements climatiques.

«Les pays africains devraient mettre en place des mécanismes pour revitaliser le commerce des droits d’émission afin de créer de nouveaux emplois verts. Les investissements dans les projets à grande échelle de commercialisation du carbone rendront plus avantageux les entreprises privées et les communautés», a estimé M. Enongene.

 De son côté, le directeur adjoint de l’Institut de recherche forestière du Kenya (KEFRI), M. Joshua Cheboiwo, a affirmé que le commerce du carbone devrait être complété par des projets de restauration des écosystèmes pour accélérer la croissance verte en Afrique.

«Il est évident que le régime international du commerce du carbone est trop bureaucratique. Les pays africains devraient donc investir davantage dans les projets de reboisement qui peuvent garantir une résistance holistique aux communautés», a recommandé M. Cheboiwo (ACI)

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