CONGO/CULTURE: CELEBRER L’ART POETIQUE DE JEAN BLAISE BILOMBO SAMBA

BRAZZAVILLE, 5 JUIN (ACI) – Une journée d’hommage vivant dénommée «Paroles altières» a été organisée, récemment à Brazzaville, par le Théâtre pour l’humain et l’Institut Français du Congo (IFC) autour de l’œuvre du poète congolais, M. Jean Blaise Bilombo Samba, pour célébrer son art poétique et réitérer la reconnaissance de son empreinte dans la culture congolaise.

Cette journée, organisée à l’IFC dans le cadre de l’activité culturelle dénommée «Rencontre littéraire», a porté sur des témoignages des personnalités du domaine de la culture qui ont accompagné et soutenu M. Bilombo Samba dans sa création littéraire, ce qui aura été une complicité nourrie d’échanges et d’initiation à l’art poétique.

Dans sa réception critique de l’œuvre de l’auteur, M. Matondo Kubu Turé, poète et metteur en scène congolais, a relevé chez M. Bilombo Samba le caractère d’un poète exigeant qui a produit des textes forts interpelant la conscience.

Parlant de l’homme et son œuvre, l’universitaire et poète congolais, M. Omer Massoumou, a relevé que la poésie de l’écrivain Bilombo Samba est fondamentalement tournée vers l’homme, celui-là qui aspire à l’altérité, à la liberté. «C’est une poésie caractérisée par l’amour de la beauté et l’altérité. Son auteur a produit une œuvre littéraire de qualité qui parle de nous», a-t-il poursuivi avant de citer le recueil de poèmes, «Ne plus voir», qu’il a dédié à l’écrivain à l’honneur pour le célébrer.

Selon M. Rémy Mongo Etsion, peintre, sculpteur et poète congolais, «l’œuvre de Bilombo Samba est une espèce de main tendue à l’homme». De ce fait, il a qualifié le poète de passeur de valeurs qui lui a inculqué le sens de l’altérité.

Parlant de ses projets littéraires, M. Bilombo Samba a indiqué qu’il ignore s’il aura la force de les porter. «Dieu seul sait ce que l’obscurité nous réserve», a-t-il confié, allusion faite à son handicap visuel acquis à quelques années du soir de sa vie.

Au cours de l’échange, il a fait savoir sa vision du poète. «Il faut dire les choses quand elles sont acceptables. Au nombre de ces choses acceptables, il y a la construction de la citoyenneté et de la vie fraternelle pour que la respiration sociale ne soit pas annihilée. Le poète aspire à cette vie ennoblie pour tous. Dans cette vie, il est question de partage et de liberté», a-t-il confié.

Tout au long de la cérémonie d’hommage, les comédiens professionnels du Théâtre pour l’humain, Mme Raïssa Nzitoukoulou, MM. Stan Matingou et Sorel Boulingui, ont donné lecture de quelques uns des textes du poète, entre autres «Rage de l’orage» et «Elégie liminaire».

Le poète Bilombo Samba a été doublement honoré en 2016. D’abord, il a reçu le prix littéraire «Mokanda», attribué à Paris au Salon du livre. Ensuite, à travers le décret N°2016-383 du 31 décembre 2016, la République l’a élevé au grade de Commandeur dans l’ordre du mérite congolais.

A ce jour, la bibliographie de M. Bilombo Samba compte quatre recueils de poèmes, à savoir «Témoignages», 1976 ;  «Hors la nuit», 1993 ; «Elégies libertaires» et «Brûleurs d’Ombres» en 2003. Ayant été inspiré par les œuvres picturales de l’artiste peintre congolais Gotène, il a écrit des textes publiés en 2009 sous le titre de «Le monde merveilleux de Gotène».

Passionné de littérature et des arts, M. Jean Blaise Bilombo Samba est docteur en pharmacie. (ACI)

Benjamin MANKEDI

 

 

 

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