AFRIQUE CENTRALE-SCIENCES/REDUIRE LES INEGALITES CONCERNANT LE GENRE DANS LA RECHERCHE

BRAZZAVILLE, 21 JUIN (ACI) – La représentante de l’UNESCO au Congo, Mme Santana Afonso, a appelé, le 19 juin à Brazzaville, à la réduction des inégalités concernant les genres à la participation de jeunes chercheurs et femmes scientifiques dans le processus  de la production du savoir dans le domaine de la recherche.

           Mme Santana Afonso a demandé aux pays moins développés de consacrer 1% de leur Produit Intérieur Brut ((PIB) à la recherche scientifique. Car le rôle de la science et la technologie de l’information, de la recherche scientifique et de l’innovation est de contribuer à la préservation de la planète dans la diversification économique et au recul de la pauvreté dans les pays.

Les femmes de l’Afrique centrale ne représentent que 30% dans la participation aux activités de la recherche scientifique, contre 53% des femmes asiatiques  et celles de l’Amérique, a-t-elle déploré dans son discours à l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités des jeunes chercheurs et femmes scientifiques de l’Afrique centrale à la valorisation de la recherche scientifique.

«Le développement des compétences à la recherche, des méthodologies rédactionnelles et technologiques vont de pair avec le développement des mobilisations de ressources financières et les établissements de réseautage scientifique pour promouvoir une coopération internationale sur les thématiques ayant trait au développement durable»,  a-t-elle relevé.

Pour que beaucoup d’efforts soient voués à la recherche scientifique, elle a exhorté les jeunes  chercheurs, participant à cet atelier à être «capables de comprendre les concepts et pratiques des recherches scientifiques, de communiquer et de démontrer la pertinence des travaux par rapport aux besoins quotidiens des concitoyens, tenir compte de l’éthique de la recherche et élargir une démarche interdisciplinaire».

Cet atelier a pour objectif d’inspirer les jeunes africains à avoir des compétences en matière scientifique et technologique et de l’innovation, car la recherche scientifique est comme un levier incontournable du développement durable tel que le préconisent l’Agenda 2020 et les Objectifs du Développement Durable (ODD).

Elle a rappelé que les chercheurs en Afrique sub-saharienne étaient  de 2,4% et la part de Brevets est de 0,1% de la production mondiale, alors que celle  de l’Asie est de 30,2 %. Ces rapports sont des indicateurs de la minorité des femmes dans le domaine de la recherche scientifique. Elles ont l’accès limité au financement et dans les Universités prestigieuses, manquent d’enseignants de haut rang en Afrique centrale. Ceci constitue un obstacle à la publication des travaux de recherche des femmes dans les revues scientifiques qui sont les indicateurs de la valorisation.

Au plan mondial, les femmes représentent 53% au niveau des licences et des maitrises en recherches scientifiques, 43% de femmes au sud de l’Europe, 44% de l’Asie et l’Amérique latine, 30% de l’Afrique centrale. Ces chiffres démontrent un défi à relever dans le domaine scientifique en Afrique centrale et appellent à rehausser la participation des jeunes à la formation sur les TIC. (ACI).

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