CONGO-ECONOMIE: UN LEGER RALENTISSEMENT DU TAUX DE CROISSANCE POUR LE PAYS

BRAZZAVILLE, 05 JUIL (ACI) – Le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) en termes réels du Congo sur l’ensemble 2017 serait de -1,9% au lieu de 1% projeté initialement, contre -2,8% en 2016, a relevé le Comité monétaire et financier national  réuni le 4 juillet à Brazzaville.

           La situation pourrait s’améliorer d’ici le premier trimestre 2018, explique le comité, qui a été présidé par le ministre congolais des finances, du budget et du portefeuille public, M. Calixte Nganongo, en présence du gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale ( BEAC), M. Abbas Mahamat Tolli.

Le comité a examiné au cours de sa réunion la situation économique nationale, l’état de santé du système bancaire local et les perspectives en termes de reprise de la croissance.

Lors des travaux, les membres du comité ont constaté un léger redressement des cours des matières et des produits de base exportés au Congo depuis le premier trimestre 2017. «Les perspectives en termes de croissance du Congo et de la sous-région sont réconfortantes et rassurantes. Nous espérons que cette situation va se poursuivre», a déclaré  le gouverneur de la BEAC.

L’économie congolaise reste néanmoins marquée par la poursuite des contreperformances du secteur primaire et des activités du secteur hors pétrole, dues à la baisse de la production pétrolière.

Les prévisions tablent aujourd’hui vers une légère amélioration, grâce notamment à une baisse sensible de l’inflation au niveau national et à un système bancaire résilient face à la crise financière internationale, avec des banques et les finances disposant de la liquidité appréciable pour financer l’économie locale.

Par ailleurs, le gouverneur de la BEAC faisant le point de la réunion du comité monétaire et financier, s’est insurgé contre les rumeurs alimentées sur les réseaux sociaux faisant état d’une possible dévaluation du FCFA en Afrique centrale.

«Ces rumeurs sont assez récurrentes depuis un certain moment. Mais la spécificité de ces dernières tient au fait que, cette fois-ci, elles ciblent les six pays de la zone CEMAC», a-t-il regretté, rassurant que   malgré les effets réels de la crise sur l’économie sous-régionale, «il n’y a aucune raison de croire qu’il y aura une quelconque dévaluation qui peut être anticipée».

La situation économique et financière de la sous-région a sensiblement évolué depuis la première dévaluation que les pays ont connue en 1994. Le taux de couverture monétaire est passé de 14% en 1994 à 55% actuellement. Des progrès ont été réalisés en matière des réformes des institutions et des finances publiques, grâce à des programmes avec le Fonds Monétaire International. Les fondamentaux économiques et monétaires sont observés au niveau de la sous- région, indique-t-on. (ACI) Alex MBEMBA

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *