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CONGO/SOCIETE : LES AGENTS DE LA STPU REVENDIQUENT LA SIGNATURE DE CONTRATS DE TRAVAIL

BRAZZAVILLE, 12 JUIL (ACI) – Le Collectif des agents de la Société de Transport Publics et Urbain (STPU) ont revendiqué, le 11 juillet à Brazzaville, la signature de contrats de travail pour leur reconnaissance à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et  le payement de trois mois de salaires forfaitaires, en vue de reprendre les activités de ladite société arrêtées depuis près de deux semaines.

           Au cours d’une interview accordée à l’ACI, le Collectif a également réclamé le payement des salaires sur bulletin de paie, la réintégration de cinq chauffeurs, de deux receveurs, d’un inspecteur, ainsi que la nomination des délégués du personnel.  «Notre salaire forfaitaire qui s’élève à 180.000 FCFA pour les chauffeurs et à 140.000 FCFA pour les receveurs est impayé depuis les mois  d’avril, de mai et de juin»,     a-t-il fait savoir.

Cependant, faute de contrats de travail, les salaires correspondants à leur statut ne sont jamais versés, a-t-on noté lors de cette interview. «Nous n’avons pas de bulletin paie donc nous ne sommes reconnus nulle part. C’est pourquoi nous avons jugé de venir auprès de notre syndicat pour qu’il plaide notre cause et aussi nous accompagner dans tout ce que nous allons entreprendre», a déploré le Collectif.

«C’est vrai, le Président de la République, M. Denis Sassou-N’Guesso avait donné une promesse aux Congolais pour ce qui est du transport en commun. Il fallait faire un recrutement à travers les médias dont plus de 200 chauffeurs  poids lourds, toutes catégories confondues, évoluant dans le privé, en attente de la signature de contrats, devraient être formés pendant trois moins par les indiens. A cet effet, environ 160 chauffeurs avaient été retenus», rappelle le Collectif.

Selon eux, le lancement s’est fait officieusement en juin 2015 devant l’urgence qui s’était présentée, celle de transporter gratuitement pendant trois jours, les élèves lors de la session du BAC de juin 2015. Le 4ème jour, les populations ont été séduites, ensuite la hiérarchie a demandé aux chauffeurs de commencer le transport en commun.  Alors que le Collectif attend toujours la signature des contrats rien ne s’est fait jusqu’à ce jour.

«On ne peut plus continuer à travailler tant que le contrat ne sera pas signé. Nous voulons être connus au niveau de l’Etat congolais. Le trafic d’influence bat son plein au sein de la STPU, trop de renvoi pour des raisons injustifiées. Une société qui compte environ 800 personnes n’a ni syndicat ni délégué du personnel, nos collègues ont été licenciés sans motif valable», a précisé le Collectif.

Au total 75 bus ayant chacun une capacité de 150 personnes avaient été mis en circulation à Brazzaville et à Pointe sur 200 commandés. Selon le collectif, six mois après la mise en circulation de ces bus, la STPU a enregistré des recettes journalières de 14 millions de FCFA soit un chiffre d’affaire de plus d’un milliard FCFA. En décembre dernier, dit-t-il, sur 75 bus mis en circulation par  la STPU seuls 17 bus  étaient fonctionnels. Ce qui justifie la baisse des recettes journalières à moins de 5 millions FCFA. Les 58 autres étaient hors usage pour des pannes moins graves (mâchoires usées), a-t-on appris de ce Collectif.

S’adressant au ministère des transports, le Collectif lui a demandé de soulager la peine des populations avant 72 heures. Cette grève a encore accentué le phénomène de demi-terrain. Pour quitter Kintélé jusqu’au centre-ville de Brazzaville, il faut au moins 2000 FCFA de bus. (ACI)

Michelle MAKOUMBOU

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