CONGO/TRANSPORT FLUVIAL:LE PORT D’OYO, MAILLON ESSENTIEL DE LA ZES OYO-OLLOMBO

BRAZZAVILLE, 11 AOUT (ACI) – Le nouveau port d’Oyo, constitue l’une des infrastructures de base qui préfigurent la Zone Economique Spéciale (ZES) d’Oyo-Ollombo, a révélé le ministre congolais en charge des transports, M. Gilbert Mokoki, dans son mot de circonstance, à l’occasion de l’inauguration de cette plateforme portuaire.Denis Sassou N'Guesso coupant le ruban de l'inauguration du port d'Oyo

Denis Sassou N’Guesso coupant le ruban de l’inauguration du port d’Oyo

Installé sur une superficie occupée de 750 000 m2, dont 240 000 m2 pour la zone portuaire, ce port  va contribuer à l’amélioration du transport des marchandises en Afrique Centrale. L’inauguration du port d’Oyo permettra à la ZES Oyo-Ollombo d’être dotée d’une infrastructure de grande importance non seulement pour accueillir les matériaux pour sa construction, mais aussi et surtout  pour l’évacuation de la production qui en sera issue.

A partir de ce port, a-t-on noté, les marchandises pourront être évacuées au Gabon,  et au Cameroun par la route nationale n°2 sur ses deux brettelles notamment la route Boundji-Okoyo-Leckety-frontière du Gabon et la route Ketta-Djoum-Sangmelima au Cameroun. De même, Les marchandises en partance ou en provenance de la RCA et de la RDC pourront  aussi transiter  par le port d’Oyo.

Ce port d’éclatement constitue ainsi un véritable pivot qui devrait justifier l’intérêt pour les investisseurs de s’installer dans cette zone dont l’aéroport d’Ollombo est aussi une autre voie d’accès, plus rapide. Le flux du trafic devra favoriser des activités économiques et commerciales, notamment dans les secteurs informel et formel et générer ainsi plus d’emplois dans cette partie du pays.

De ce fait, le Congo est entrain de reconquérir son rôle de pays de transit, constate-t-on. Il y a, à peine moins d’une décennie, l’exportation de tous les produits forestiers et industriels (grumes et produits transformés) exploités au nord du Congo se faisait par le port de Douala, via les routes camerounaises. L’impact économique de toute l’activité forestière, minière et agricole au nord du pays profitait beaucoup aux pays voisins, au détriment des  entreprises congolaises, au regard  des coûts prohibitifs du transport sur ce trajet.

Le nouveau port d’Oyo qui entre en service à partir de maintenant est un maillon essentiel dans la reconfiguration du mode de transport au Congo, autant qu’il est un pas important dans l’opérationnalisation de la ZES Oyo-Ollombo. (ACI)

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