CONGO/TRANSPORTS:LE PORT D’OYO, UNE NOUVELLE DYNAMIQUE DE PRODUCTION

BRAZZAVILLE, 11 AOUT (ACI) – Le ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, M. Gilbert Mokoki, a révélé le 10 août, que le nouveau port d’Oyo va impulser une nouvelle dynamique dans la sphère de production et de transaction.Mot de circonstance du ministre en charge des transport, Gilbert Mkoki

                          Gilbert Mokoki, ministre en charge des transports

            «Appelé à desservir entre autres, la zone économique spéciale d’Oyo-Ollombo, le nouveau port d’Oyo va renforcer l’attractivité de la chaine congolaise des transports par la structuration d’un nouvel axe susceptible de bannir les restrictions de la navigation sur les cours d’eau de l’Oubangui et la sangha», a fait savoir M. Mokoki lors de l’inauguration du port d’Oyo.

            Cet ouvrage qui va desservir la république Gabonaise, la République du Cameroun, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, est certes un port fluvial, mais un outil de développement et d’intégration dont l’impact socio-économique est indéniable.

            «Ce précieux bijou qui s’ajoute au patrimoine public de l’Etat mérite une gestion, une attention particulière en vue de garantir sa pérennité et son exploitation efficiente. C’est dans ce sens que les dispositions juridiques et administratives sont en cours d’adoption pour lui conférer le statut de port autonome», a fait savoir le ministre en charge des transports.

            Aussi, a-t-il ajouté, le port d’Oyo va bénéficier des procédures de facilitations de passage des marchandises à l’import et l’export sur le régime du Bordereau de Livraison Directe (BLD). Dans ce cadre, l’antenne du Conseil Congolais des Chargeurs implanté à Oyo a, entre autres missions, d’assister et de répondre aux sollicitations des chargeurs pour mettre en œuvre cette application.

            Selon lui, la connexion des différents modes de transports notamment routier et fluvial, le développement des palmeraies et des huileries, des activités de pêche et de l’aquaculture, des activités agropastorales, de l’exploitation forestière et de l’industrie de bois sont des atouts prometteurs pour l’essor de ce port.

            A la suite de l’ouverture de ce port, une activité intense multisectorielle doit être menée pour le rendre opérationnel et fonctionnel, car en vérité les politiques de transport constituent un relai majeur des politiques globales de développement durable parce qu’il s’agit d’un des secteurs les plus problématiques des activités humaines.

            Pour M. Mokoki, certes les défis sont énormes, mais les bonnes politiques de développement permettent d’affirmer qu’ils seront relevés avec la concrétisation des projets de réhabilitation et de constructions des ports, couplés  à l’entretien régulier des voies navigables. Elles permettront de faire des bassins fluviaux, des véritables ports économiques, générateurs des diffuseurs de richesses. (ACI)

 

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