CONGO/CULTURE : «POLITIQUES DE L’EDUCATION, FORMATION DES COMPETENCES ET CONSTRUCTION DE L’ETAT EN REPUBLIQUE DU CONGO DE 1911 A 1997», LE NOUVEAU LIVRE DE CLAUDE-ERNEST KIAMBA

BRAZZAVILLE, 1er SEPT (ACI) – L’écrivain congolais, M. Claude-Ernest Kiamba, a présenté et dédicacé, le 31 août à Brazzaville, sous le parrainage du Forum des Gens de Lettres (FGL), son nouveau livre intitulé «Politiques de l’éducation, formation des compétences et construction de l’Etat en République du Congo de 1911 à 1997» et sous titré «Contribution à l’analyse de l’action publique en Afrique noire».

Paru en 2016 à Paris, aux Editions L’Harmattan-France, l’ouvrage de M. Kiamba est un essai de 446 pages, subdivisé en trois parties et compte 8 chapitres. Ces parties portent chacune sur «L’enseignement colonial et la formation des indigènes : principes et finalités», «Le régime socialiste et la ‘’congolisation’’ progressiste de l’enseignement» et «Mutations sociales et perspectives de rénovation de l’enseignement au Congo».

Entre autres chapitres figurent «Les entreprises éducatives coloniales au Congo : encadrement et scolarisation des indigènes», «L’enseignement, un instrument au service de la ‘’la mission civilisatrice’’» et «Les politiques de l’enseignement et la lutte pour l’indépendance nationale au Congo».

A travers son livre, l’auteur tente de comprendre la construction de l’Etat au Congo. Pour parvenir à cette fin, il procède par une analyse objective des logiques et des stratégies mises en place par les pouvoirs publics afin de mettre en œuvre des programmes de gouvernement dans le secteur de l’enseignement. Dans son analyse, M. Kiamba s’assigne un objectif, à savoir démontrer comment et avec quels moyens les gouvernants ont créé des dispositifs «légalorationnels» autour des politiques réalistes pour une modernisation de l’Etat.

Selon le présentateur, M. Noël Kodia Ramata, écrivain et universitaire congolais, l’œuvre de M. Kiamba est un des livres sur l’historique de l’enseignement au Congo. «Il est un document qui doit être considéré comme un ouvrage de référence quand on remarque tous les sujets développés par l’auteur en ce qui concerne l’enseignement au Congo de 1911 à 1997», a-t-il indiqué.

  1. Kodia Ramata a articulé son analyse sur deux points essentiels pour présenter l’œuvre, à savoir «l’enseignement de la période coloniale aux années 90 avec deux segments temporels : la période allant de 1911 à 1963 et celle qui va de 1963 aux années 90» et «la formation des compétences et la construction de l’Etat au Congo par le biais de l’enseignement».

Expliquant les raisons qui l’ont amené à écrire ce livre sur l’enseignement, M. Kiamba a indiqué que, eu égard aux conseils de son directeur de mémoire lors de ses recherches, il a été interpelé par le caractère fondamental du secteur de l’éducation. «Il s’agissait d’explorer cette voie pour savoir qu’est-ce que l’Etat a fait ou qu’est-ce que l’Etat n’a pas fait ?», a-t-il fait savoir.

Selon lui, son livre procède d’une série de questionnements auxquels il tente de répondre, parmi lesquels «qu’est-ce que nous entendons par construction de l’Etat ?», «est-ce que l’Etat, au Congo, a mis en place des dynamiques idoines dans le secteur de l’enseignement afin de former des compétences qui soient capables de pourvoir à sa construction ?», «est-ce que l’Etat congolais a mis en place des structures pour alphabétiser et scolariser, ou simplement a-t-il échoué dans ses réformes ?» et «l’Etat a-t-il bien géré les compétences formées ?». Outre ces questions, M. Kiamba a suggéré qu’il faille «repenser l’invention du quotidien pour donner à l’Etat toute sa positivité».

Au cours de l’échange, il a décrié l’absence des archives au Congo. Pour réaliser ses recherches, il a été amené à recourir aux services de documentation américains, à New York, et français, à Paris.

  1. Claude-Ernest Kiamba est docteur en Sciences politiques et a une maîtrise en philosophie. Ancien conseiller électoral des Nations Unies en Côte d’Ivoire (2005-2007) et ancien directeur de cabinet au ministère de la communication et des relations avec le Parlement du Congo (2009-2010, il est professeur de sciences politiques à la faculté de sciences sociales et gestion de l’Université Catholique d’Afrique Centrale et directeur du Master en gouvernance et action politique à Yaoundé, au Cameroun. Il appartient à plusieurs réseaux scientifiques, dont l’Association pour la Promotion des Droits de l’Homme en Afrique Centrale (APDHAC) et le Réseau Africain des Instituts de Formateurs de l’Enseignement Technique (RAIFET). (ACI)  Benjamin MANKEDI

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