NIARI/FORETS:LA REDD+ RENFORCE LES CAPACITES DES ANIMATEURS POUR LUTTER CONTRE  LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Dolisie, 15 SEPT (ACI) – 30 animateurs sélectionnés dans diverses structures administratives publiques, privées et de la société civile du département du Niari ont suivi, du 12 au 14 septembre dans cette localité, une formation du projet Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation forestière avec inclusion de la Gestion Durable des Forêts, de la Conservation de la Biodiversité et de l’Accroissement des stocks de carbone (REDD+), afin de sensibiliser davantage les populations à contribuer à lutter contre les changements climatiques par la promotion de l’économie verte, d’où elles tireront des bénéfices importants de la vente des crédits carbone forestier.

M.Bavon BINTSAMOU & Mme Marie NZELI à l'ouverture de l'atelier REDD+
                       M.Bavon BINTSAMOU & Mme Marie NZELI à l’ouverture de l’atelier REDD+

Au cours de cette 2ème session de formation animée par M. Bavon Bintsamou, chef de la cellule décentralisée REDD+, sous la supervision de Mme Marie Nzeli, directrice de cabinet du préfet, les participants ont, durant trois jours, scruté six modules qui leur ont permis d’intérioriser les objectifs, les composantes, les phases, les outils stratégiques et techniques de REDD+ ; les solutions alternatives à la déforestation et la dégradation forestière à travers le développement des activités socio-économiques adaptées et améliorées ;  les bénéfices que le Congo peut tirer  du réservoir de carbone généré par ses forêts.

Ces modules ont aussi de comprendre le régime forestier et les principes du droit foncier permettant aux populations de prouver  l’immatriculation de leurs propriétés de terres où poussent les essences  à évaluer pour le paiement des bénéfices ; ainsi que le programme de réduction des Emissions Sangha Likouala où REDD+ est déjà effectif sur une superficie totale  de 12.4 millions d’ha, dont une superficie   forestière de 11.7 millions d’ha.  Le montant de la vente des crédits carbone est estimé à environ 60milions de dollars US sur la base de la tonne équivalente au carbone vendu ou acheté à 6 dollars US, précise-t-on.

            Selon M. Bintsamou, la REDD+ est le résultat des négociations internationales sur le climat qui propose de rémunérer ou payer les efforts des pays forestiers tropicaux qui s’engagent à réduire la déforestation et la dégradation forestière sur leurs territoires respectifs, à gérer durablement leurs forêts, à conserver leur biodiversité et à augmenter leur stock de carbone.

Photo de famille des participants à la 2è session de formation des animateurs REDD+ du Niari
  Photo de famille des participants à la 2è session de formation des animateurs REDD+ du Niari

            «L’économie de demain portera sur le carbone forestier. Notre pays peut compter sur ce carbone qui devient une opportunité pour promouvoir les projets  d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques. Le carbone forestier se trouve dans l’arbre de la même manière que l’eau se trouve dans un puits. La moitié du poids de l’arbre est le carbone. Il génère des crédits ; un crédit carbone est égal à une tonne équivalent C02 (te CO2)», a-t-il expliqué, tout en appelant les animateurs formés d’être les portes étendards de la REDD+ pour informer les populations sur ce projet que finance la Banque mondiale.

            La REDD+, cité au nombre des bénéfices carbone monétaires potentiels pouvant être issus de la préservation des forets, les revenus financiers de la vente des crédits carbone sur le marché volontaire ou involontaire, le financement provenant  des bailleurs  de fonds ou des  Etats et  les revenus financiers  issus du paiement des services environnementaux .Dans les forêts préservées, les populations tirent aussi des bénéfices non carbone générés par les produits forestiers ligneux que sont les bois d’œuvre  tels que les sciages, les maisons en bois, le charbon de bois, le  bois de chauffe,  le bois de services comme les poteaux et gaulettes .Ces bénéfices sont également dans les produits non ligneux d’origine végétale et animale, notamment les plantes alimentaires, médicinales, les produits artisanaux, les animaux vivants, les produits de chasse, de pêche ,les études scientifiques et les emplois générés

            Dans ses allocutions prononcées à l’ouverture et à la clôture  des travaux, le chef de cabinet du préfet, Mme Marie Nzeli a exhorté les participants à sensibiliser les populations autochtones dans les zones déficilement accessibles pour l’intérêt du processus REDD+ qui, par son caractère inclusif et participatif, attend le changement des comportements des usagers de la forêt. Elle a espéré sur l’efficacité des animateurs pour que les entreprises ; les administrations et la société civile s’approprient le processus REDD+

            Au terme de ces travaux tenus après la 1ère session de décembre 2016, les participants ont recommandé de multiplier les sessions de formation, de structurer le réseau des animateurs REDD+ dans le département du Niari et de rendre ce réseau opérationnel. (ACI)

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