CONGO/EDUCATION : LES ENSEIGNANTS PLAIDENT POUR LE MAINTIEN DE LA GRATUITE SCOLAIRE

BRAZZAVILLE, 20 SEPT (ACI) – Les participants à la 19ème session du Conseil National de l’Education Préscolaire, de l’Enseignement Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation ont recommandé, le 16 septembre dernier à Brazzaville, le maintien de la gratuité scolaire.

           A l’issue de cette session, tenue du 15 au 16 septembre dernier, qui a réuni les cadres du ministère de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, les séminaristes ont également recommandé la participation de la communauté éducative au financement de l’école et à la création d’un fonds de soutien pour l’éducation.

A cette occasion, les participants ont demandé qu’à partir de l’année scolaire 2017-2018, les candidats libres devraient payer leurs frais d’inscription aux examens d’Etat, étant donné que la plupart d’entre eux sont des employés.

Lors de cette session, le ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, M. Anatole Collinet Makosso a donné une communication avec pour thème «Comment financer la gestion de l’école dans le cadre de la stratégie sectorielle de l’éducation».

Définissant la gratuité de l’éducation, le ministre a rappelé que dans le cas précis du système éducatif congolais, «on peut  relever que depuis 1965, l’école est gratuite, mais que les communautés de parents d’élèves contribuent toujours». Pour lui, la gratuité de l’éducation au Congo peut donc trouver son domaine de définition entre les subventions de l’Etat ou des collectivités locales, les contributions des partenaires et celles des communautés des parents d’élèves.

Vu sous cet angle, a-t-il expliqué, il serait nécessaire de mettre en place une stratégie qui tienne compte des capacités et des limites de chaque intervenant dans le financement de l’école. Selon lui, conformément aux recommandations de la Banque Mondiale, la gratuité de l’éducation au Congo concerne les frais directs, il s’agit des frais de scolarité, les taxes d’examens et d’admission. Ces frais, a-t-il ajouté, recouvrent l’utilisation des locaux ainsi que des enseignements complémentaires obligatoires payant.

Il s’agit également des frais indirects de type 1, ces frais concernent des contributions obligatoires des parents ; des frais indirects type 2, concernent des manuels scolaires, les internats et les cantines scolaires.

Par ailleurs, le ministre de l’éducation a rappelé les efforts consentis par l’Etat, notamment le paiement des salaires des agents de l’Etat ; l’organisation des examens d’Etat ; le contrôle des structures scolaires sous-tutelle ; le financement des supports de l’action éducative, à savoir, la construction et autres dépenses courantes. A cela s’ajoute la subvention du matériel de première nécessité par le ministère de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation.

En ce qui concerne les charges de la communauté des parents d’élèves, il s’agit du paiement des émoluments des enseignants non-salariés (les prestataires et les bénévoles), ajouté à cela, l’achat de matériel didactique de première nécessité. (ACI)

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