CONGO/FORETS : ACCORDER PLUS DE POUVOIR DECISIONNEL AUX AUTOCHTONES

BRAZZAVILLE, 20 SEPT (ACI) – L’atelier national de validation de l’évaluation de la foresterie participative au Congo a recommandé, le 19 septembre à Brazzaville, d’accorder plus de pouvoir décisionnel au peuple autochtone et aux communautés locales dans la gestion des séries de développement local.

           Les experts nationaux ont également  formulé d’autres recommandations notamment, clarifier la politique nationale en matière de foresterie participative, en tenant compte  du contexte existant sur le plan  du foncier, de l’organisation social des communautés et des engagements pris par le Congo dans le secteur de l’environnement, de la lutte contre la pauvreté, de la sécurité alimentaire et de la contribution du secteur forestier à l’économie nationale.

Il est demandé aux autorités congolaises de créer un service chargé spécifiquement de la foresterie communautaire en vue de mettre en œuvre les réformes ci-dessus citées, d’élaborer les normes techniques pour la gestion des normes communautaires sous différents régimes  ainsi que de renforcer  les capacités des agents de l’administration des organisations de la société civile et des membres de la communauté.

Cet atelier qui a rassemblé une quarantaine de participants a indiqué que le Congo s’est engagé depuis bientôt une trentaine d’années à gérer de manière participative  les écosystèmes forestiers. Quatre régimes de foresterie participative ont été identifiés à savoir, la  série de développement communautaire, les zones de co-développement délimité dans les aires protégées, les forêts communales et les forêts privées. Sur les quatre, deux sont fonctionnelles à savoir la  série de développement communautaire, les zones de co-développement.

Tenant compte des droits et des responsabilités transférées, les deux régimes s’inscrivent dans le régime générique de la gestion conjointe des forêts. Dans cette perspective, le régime d’évolution partielle ou totale à l’exemple des forêts communautaires sont encore absents.

Sur le plan de l’étendue,  la politique congolaise en matière de foresterie participative n’est pas encore clairement définie. Les normes techniques pour l’élaboration des plans simples de gestion ne sont pas publiées et  aucun mécanisme ne permet de déléguer la gestion forestière aux peuples autochtones et aux communautés locales, ont relevé les participants.

La foresterie communautaire figure parmi les attributions du service chargé de  l’agroforesterie et de a sylviculture à la direction des forêts. (ACI)

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