AFRIQUE/ENVIRONNEMENT: PROMOUVOIR DES POLITIQUES ADAPTEES POUR LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

BRAZZAVILLE, 04 OCT (ACI) – La ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Mme Olga Ingrid Ebouka-Babakas, a déclaré, le 3 septembre à Brazzaville, que pour lutter contre les changements climatiques, des politiques environnementales adaptées sont nécessaires.

           Cette déclaration a été faite lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion des experts, prélude à la conférence extraordinaire du 5 octobre prochain, des ministres de l’environnement et des finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’accélération de l’opérationnalisation de la Commission climat du Bassin du Congo, du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, du Fonds pour l’Economie Verte en Afrique centrale et l’adoption de la position commune face à la COP23 qui se tiendra du 6 au  17 novembre à Bonn en Allemagne.

Pour Mme Ebouka-Babakas, ces politiques permettent de renforcer la capacité de résilience et d’adaptation des Etats à ces changements. En outre, a-t-elle poursuivi, ces politiques concourent à limiter les émissions de gaz à effet de serre, afin de soutenir la transition vers un développement durable, harmonieux et inclusif.

Toutefois, elle a reconnu que le financement constitut le catalyseur essentiel des efforts à mener dans les pays en développement en général et en Afrique en particulier. Pour ce faire, elle a dit que l’intégration régionale est un instrument de mobilisation des ressources adéquates qui trouve son expression à travers le Fonds Vert du Système de l’économie Verte de l’Afrique Centrale (SEVAC), mis en place par l’Union Africaine au sein de la CEEAC.

«Cette action concrète du Chef de l’Etat congolais M. Denis Sassou-N’Guesso, traduit son engagement permanent et personnel en matière de préservation des écosystèmes du Bassin du Congo, et au-delà, l’impérieuse nécessité de mobiliser des financements adéquats pour la mise en œuvre des programmes et des projets bleus, destinés à la diversification urgente de nos économies et à la réduction de la pauvreté», a-t-elle renchéri.

Selon la ministre du tourisme et de l’environnement, Mme Arlette Soudan Nonault, les résultats de ces travaux seront soumis aux ministres pour examen et adoption, lors de leur huis clos prévu le 5 octobre prochain. Ces résultats doivent aboutir à l’adoption de la déclaration des ministres de l’environnement et des finances de la CEEAC et de la Communauté de l’Afrique de l’Est sur l’opérationnalisation des outils de lutte contre les changements climatiques en lien avec le développement économique et sur la position commune des deux sous régions pendant la COP23.

La validation du plan d’action 2017-2018 de la commission climat pour le Bassin du Congo ; la validation de la feuille de route 2017-2018 pour l’opérationnalisation du Fonds bleu pour le Bassin du Congo ; la validation des projets et programmes sectoriels pour le développement et la promotion de l’économie bleue ; l’adoption de l’agenda des activités conjointes des pays de la CEEAC et de la CAE à la COP23 ; les termes de référence de l’Unité de démarrage conjoint du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et du Fonds pour l’Economie Verte en Afrique centrale et le projet du budget de fonctionnement de ces deux fonds figurent à l’ordre du jour.

Pour le représentant du secrétaire général de la CEEAC, M. Honoré Tabuna, «après la COP21, l’économie verte est irréversible. Il faut donc passer maintenant à sa mise en œuvre». La réponse, a-t-il notifié, est venue de la COP22 à Marrakech au Maroc en novembre 2016 qui, selon lui, fut la «COP des actions».

Pour la CEEAC, a indiqué M. Tabuna, la Commission Climat du Bassin du Congo est un outil et un modèle pour illustrer le lien entre la protection de l’environnement et le développement économique, des entreprises, l’intégration régionale et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Le Fonds Bleu, porté par le Président de la République du Congo, M. Denis Sassou-N’Guesso, a vu le jour à Marrakech, le 16 novembre 2016, lors de la COP 22, organisée par la Convention Cadre des Nations Unies pour les Changements Climatiques et lancée à Oyo en République du Congo, rappelle-t-on. (ACI)

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