CONGO/FMI:«IL N’Y A PAS EU D’ECHEC DANS LES DISCUSSIONS», SELON CLEMENT MOUAMBA

BRAZZAVILLE, 11 OCT (ACI) – Le Premier ministre, chef du gouvernement congolais, M. Clément Mouamba, a indiqué, le 10 octobre à Brazzaville, qu’il n’y a pas de fausses notes entre le Fonds Monétaire Internationale (FMI) et le gouvernement congolais sur la première phase des discussions techniques devant aboutir aux négociations et à la conclusion d’un programme de réformes économiques.

Le chef du gouvernement congolais en conférence de presse
                                  Le chef du gouvernement congolais en conférence de presse

            La délégation du FMI en séjour de travail au Congo du 26 septembre au 4 octobre dernier, a fait « un diagnostic à partir duquel cette institution financière internationale va établir des thérapies adoptées au contexte congolais», a rassuré le Premier ministre au cours d’une conférence de presse qu’il a animée dans la capitale congolaise, démentant une rumeur que répand une certaine opinion.

            Selon lui, le FMI va revenir au Congo dans les meilleurs délais pour négocier une feuille de route qui sera soutenue par la communauté internationale. En fonction des gaps qui seront constatés après la négociation, «nous verrons le types de mesures à prendre, comment renforcer les recettes et établir des équilibres économiques».

Les journalistes et le Premier ministre en conférence de presse
                              Les journalistes et le Premier ministre en conférence de presse

            Il a témoigné la volonté du FMI, lors de sa dernière revue, de venir à la rescousse des pays membres de la CEMAC, dans le redressement de leurs économies à travers les réformes.

            «Le Congo a des problèmes, mais il est débout et il sait où il va, d’où la nécessité de discuter avec le FMI qui va d’abord se pencher sur la taille des dépenses courantes congolaises», a fait comprendre M. Mouamba, avant de reconnaitre que le pays aura des efforts à faire sans réduire les salaires, les pensions et bourses des fonctionnaires, retraités et étudiants, sauf si d’autres possibilités de recours sont épuisées.

            Le Premier ministre reste optimiste parce que le programme à mettre en œuvre sera réaliste. C’est la taille du déficit qui va déterminer la durée de ce programme, a indiqué le chef du gouvernement congolais au cours de cette conférence de presse, appelant à sortir du «sommeil du pétrole» pour s’orienter vers les deux autres mamelles de l’économie congolaise, à savoir l’impôt et la douane dont les recettes ont sensiblement baissé depuis 2014.

            «Nous avons déjà pris l’option de dire que les ressources de proximité ne sont pas encore touchées. Les secteurs forestiers, domanial et foncier et autres ramèneront beaucoup de milliards de FCFA au pays pour redresser l’économie», a-t-il fait savoir, soulignant qu’un consensus se dégage au niveau du gouvernement pour faire aboutir les réformes. Ces mesures, a affirmé M. Mouamba, ne sont pas de nature à déstabiliser l’économie déjà affaiblie.

            Contrairement à une mauvaise opinion, «le Congo n’est pas un mauvais élève au sein de la CEMAC. Pour six pays membres de cette institution financière sous régionale, leur dette globale s’élève à 20.000 milliards de FCFA, dont 18% revient au Congo», a-t-il expliqué, tout en relevant que le PIB du pays va remonter très vite avec les réformes qui seront mises en œuvre.

            La dette du Congo  à la date de juillet 2017 s’élève à 5329 milliards de FCFA soit 110 % du PIB. (ACI)

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