Discours du Chef de l’Etat congolais, à l’ouverture du 7ème sommet de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs du 19 octobre 2017

Discours du Chef de l’Etat congolais, à l’ouverture du 7ème sommet de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs

du 19 octobre 2017

 

  • Messieurs les Chefs d’Etat ;
  • Messieurs les représentants des chefs d’Etat et de Gouvernement ;
  • Monsieur le représentant du Secrétaire Général des Nations Unies ;
  • Monsieur le Président de la commission de l’Union ;
  • Monsieur le Secrétaire Exécutif de la CIRGL ;
  • Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC ;
  • Monsieur le Secrétaire Général de la SADEC ;
  • Messieurs les représentants et envoyés spéciaux pour la région des Grands Lacs ;
  • Mesdames et Messieurs les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques ;
  • Distingués invités, Mesdames et Messieurs ;

Le Congo s’honore de vous recevoir en ces lieux qui venaient d’abriter, il y a un peu plus d’un mois, la 4ème réunion du Comité de Haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye.

A quelques mètres d’ici, se dresse un complexe sportif moderne, porté sur les fonts baptismaux du sport par l’élite sportive africaine sous le nom de «La Concorde». Pour l’Afrique et particulièrement dans la région des Grands Lacs, la concorde renvoie à la recherche inlassable de la bonne entente, la grande fraternité et l’amitié agissante entre les peuples :

concorde dans nos sous régions,

concorde en Afrique.

C’est en cela que je vous souhaite un accueil chaleureux et fraternelle bienvenue ainsi qu’un agréable séjour à Brazzaville, sur ce site qui s’impose comme haut lieu, un symbole de la concorde.

L’occasion est fort belle pour rendre un vibrant hommage à notre Frère, le Président José Edouardo Dos Santos, pour son engagement en faveur de la région des Grands Lacs.

Je réitère également mes vives et sincères félicitations à Son Excellence Monsieur le Président Joao Manuel Gonçalves LORENÇO, pour sa brillante élection à la magistrature suprême de son pays.

Que tous les partenaires qui nous ont honorés de leur présence, trouvent ici, l’expression de toute notre gratitude.

Enfin, face à la multiplication des conflits, les Nations-Unies ont déployé les missions de maintien de la paix, notamment en République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, Soudan du Sud et au Soudan.

Ces missions accompagnent nos efforts pour la paix et tentent d’alléger tant soit peu, selon les termes de leurs mandats, les conséquences souvent dramatiques des conflits qui touchent les pays membres de notre institution.

Permettez-moi donc de louer la présence et l’action salutaires de ces missions pour leur contribution aux différents processus de paix engagés dans les pays des Grands Lacs.

Notre reconnaissance s’adresse aux Nations-Unies, à l’Union Africaine et à nos partenaires au développement  qui ne ménagent  aucun effort pour soutenir les initiatives de paix dans notre zone.

  • Messieurs les chefs d’Etat,
  • Mesdames et messieurs,

L’espace des Grands Lacs est marqué par de nombreux conflits.

Les situations de crises dans la région des Grands Lacs constituent l’un des chapitres essentiels dans l’agenda des Nations-Unies en matière de paix en Afrique.

En portant la voix du Congo à la 72ème session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations-Unies en septembre dernier à New-York, j’ai invoqué les inquiétudes et la persistance des violences dans la région des Grands Lacs.

Malgré les actions menées dans le cadre de la mise en œuvre des décisions prises durant nos travaux en Angola, la situation socio politique et sécuritaire en République Démocratique du Congo reste préoccupante.

Frontalière avec 9 pays voisins, sur 24% de la superficie des pays membre de la Conférence, elle concentre le quart de la population totale de la zone. Un tel rapport géostratégique ne peut laisser indifférent.

Face à l’envergure régionale des troubles socio-politiques, des affrontements armées récurrents et de leurs incidences multiformes, seules, des actions concertées et transfrontalières peuvent promouvoir de manière durable, la paix dans ce pays frère.

Même si le processus de retour à la paix suit normalement son cour en République Centrafricaine, des menaces subsistent encore et requièrent une attention soutenue des acteurs.

En dépit de quelques progrès enregistrés au Burundi, convenons ensemble et à juste titre de la fragilité de la situation dans ce pays.

Le pacte signé le 15 décembre 2006 sur la sécurité, la stabilité et le développement de la région des Grands Lacs est mis en relief par le thème de ce sommet.

Il s’agit de faire le point de sa mise en œuvre au cours de la 1ère décennie d’existence de la conférence.

Mon mandat commence à l’issue de notre réunion et je place en lien avec la nécessité d’accélérer le règlement des conflits qui affectent la région.

C’est dans la confiance renouvelée et réciproque ainsi que le soutien inestimable de tous que j’assumerai cette nouvelle responsabilité.

  • Messieurs les chefs d’Etat ;
  • Mesdames et Messieurs ;

Pour cette fois-ci aussi, les concertations techniques ont permis aux experts de se prononcer sur les sujets en débat et de baliser nos travaux.

Les dossiers soumis à notre attention ont déjà fait l’objet de délibérations de notre part lors des sommets antérieur.

Mais, le caractère incontournable des questions inscrites à l’ordre du jour  de ce sommet, les ramène au 1er plan de nos échanges d’aujourd’hui.

Sans complaisance, il faut évaluer les actions déjà menées pour définir, de manière exacte les articulations les plus efficaces de nos futures options.

Les Grands Lacs constituent une plateforme socio-économique qui dispose de nombreux atouts pour son développement.

La générosité de notre cadre géologique, celle de l’écosystème naturel à préserver sans faille et les proximités socioculturelles des peuples, voilà autant de ressources qui doivent faire transcender les nationalismes étroits et se placer au diapason de la grandeur d’une vision globale et partagée pour la région.

Ne perdons jamais de vue du fait que les difficultés d’un côté de chaque frontière traverseront inévitablement les séparations artificielles,  pour se répercuter dans les pays limitrophes.

Nous devons accepter nos disparités et les transformer en levier de progrès par, entre autres, la complémentarité des politiques nationales de développement et l’effectivité  de la libre circulation des biens et des personnes.

En fait, il s’agit de promouvoir une véritable intégration régionale qui profite à chaque pays membre de la Conférence.

Nous en sommes capables. Sur cette note d’optimisme et en souhaitant plein succès à nos travaux, Je déclare ouvert le 7ème sommet de la CIRGL.

Vive l’Union Africaine.

Vive la région des Grands Lacs.

Je vous remercie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *