CONGO/ONU:LES NATIONS UNIES ONT BESOIN DE PLUS DE TRANSPARENCE, SELON JEAN-CLAUDE GAKOSSO

BRAZZAVILLE, 25 OCT (ACI) – Le ministre congolais des affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger, M. Jean-Claude Gakosso, a indiqué le 24 octobre à Brazzaville, que l’ONU a «vitalement besoin de plus de transparence, de plus de justice, de plus d’équité et de plus de démocratie interne, dans le respect strict de l’égalité souveraine des Etats et de la dignité de chacun d’eux». S’exprimant à l’occasion de la célébration du 72ème anniversaire de l’Assemblée générale de l’ONU, M. Gakosso a dit qu’en définissant et en adoptant une position commune dans le cadre du «Consensus d’Ezulwini», l’Afrique a clairement indiqué la voie vers cette réforme nécessaire qu’elle appelle de tous ses vœux.

Pour M. Gakosso, à côté de ces avancées indéniables, on ne saurait occulter les faiblesses qui ont souvent caractérisé l’action de cette organisation internationale, réduisant parfois sa capacité à agir sur le cours des évènements.

Le diplomate congolais a relevé le fait que malgré de nombreuses avancées, «nous n’avons toujours pas réussi à conjurer le spectre de la guerre et de ces conflits armés de tout genre»

M. Gakosso a, à cette occasion, dénoncé des conflits alimentés souvent par des acteurs non étatiques, par ces réseaux nébuleux qui nourrissent le terrorisme, par ces groupuscules disséminés qui portent à l’extrême le prosélytisme religieux, par ces téméraires cartels de la drogue ou encore par ces pirates de la misère qui écument les voies maritimes.

Selon le ministre Gakosso, le changement climatique, la pauvreté endémique, la crise migratoire, les inégalités entre Etats et à l’intérieur des Etats, constituent de nos jours de véritables menaces pour la stabilité des Etats et la paix dans le monde.

Il a rappelé que la paix et la stabilité, tant au niveau de chaque pays qu’au niveau international, ne sauraient être effectives sans un minimum de développement économique au bénéfice de tous, notamment de ces populations plongées dans la détresse dans les pays en développement.

Il a salué l’adoption du programme de développement à l’horizon 2030 et qui constitue à tous égards, un pas décisif dans la construction de l’avenir radieux pour la planète et pour les populations. (ACI)

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