BRAZZA/ASSAINISSEMENT:LE MAIRE DE LA VILLE S’INSURGE CONTRE LA PROFANATION DES TOMBES AU CIMETIERE PUBLIC D’ITATOLO

BRAZZAVILLE, 06 NOV (ACI) – Le maire de Brazzaville, M. Christian  Roger Okemba, s’est insurgé, le 3 novembre dernier à Brazzaville, contre le phénomène de profanation des tombes et d’inhumation illicite ou clandestine des corps à des endroits où sont déjà enterrés d’autres corps au cimetière public d’Itatolo, dans le 9ème arrondissement Djiri.Christian Roger Okemba qui effectuait une visite dans ce cimetière en voie de fermeture, en compagnie du maire de cet arrondissement, Mme Ida Victorine Ngambolo, a stigmatisé le comportement incivique des certaines personnes qui se livrent à cette sale besogne, foulant ainsi aux pieds les lois et textes en vigueur en la matière.

Selon le maire de Brazzaville, le voisinage avec certains cimetières privés est l’une des causes de ce désordre, car certains des agents travaillant dans ces cimetières se livrent à ce travail macabre de façon clandestine pour se faire les poches. Ils inhument des corps sur les allées réservées pour le passage, dans les caveaux des tombes profanées et dans des endroits déjà utilisés et où les pierres tombales ne sont pas construites, créant ainsi des surcharges.

D’autres personnes dépourvues des moyens financiers enterrent nuitamment à la sauvette les corps de leurs parents, récusant trop onéreux les frais d’inhumation au niveau des pompes funèbres municipales, a-t-on appris des sources municipales.

Cette façon de faire complique la situation aux parents ayant perdu les leurs, surtout le jour du 1er novembre, de retrouver les tombes pour le désherbage et le dépôt des gerbes de fleurs, se plaignent les agents municipaux.

D’autre part, M. Okemba a visité le quartier Domaine, menacé par des érosions ayant déjà englouti plus de 29 maisons et parcelles. A ce sujet, le maire de Brazzaville a exprimé son désarroi face à ce phénomène naturel qui a rendu plusieurs familles locataires ou sans abris.

«La mairie est impuissante, car elle manque de moyens financiers et matériels nécessaires pour engager une lutte contre cette catastrophe», a-t-il dit, rassurant qu’il regardera la question avec les autres partenaires, notamment les grands travaux, le ministère des travaux publics et les partenaires au développement.

Les populations de ce quartier, qui ont exprimé leur indignation face à cette situation, ont demandé au maire de tout mettre en œuvre dans les plus brefs délais pour sécuriser le reste des habitations, si non tout le quartier risquerait de disparaître surtout avec la saison des grandes pluies qui est au rendez-vous. (ACI)

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