CONGO-RELIGION: «LA RELIGION, C’EST POUR SAUVER ET AIDER AU SALUT», SELON LE PR THEOPHILE OBENGA 

 

BRAZZAVILLE, 06 NOV (ACI) – Le Pr Théophile Obenga du Congo, participant au colloque international sur la mission et l’évangélisation qui s’est tenu à Brazzaville, du 1er au 5 novembre, sous la direction de l’Eglise Evangélique du Congo (EEC), a notifié que «la religion ce n’est ni pour dominer ni pour libérer, mais c’est pour sauver, aider au salut».

           Intervenant dans le cadre des contributions apportées, lors des débats au cours de ce colloque, le Pr Obenga a dit que le message de la religion est uniquement d’ordre spirituel, même si elle se préoccupe des problèmes du siècle, des problèmes séculiers que rencontrent les fidèles, ajoutant que la réflexion du Clergé est donc source de compréhension et d’affermissement dans la foi.

Citant le cas de Saint Thomas d’Aquin (1228-1274) ayant créé le «Thomisme» devenu par la suite la doctrine officielle de l’église, il a dit que «la lecture assidue de la Sainte Bible n’interdit pas la réflexion, l’autonomie de penser, le courage d’interroger et de l’interroger. La Sclérose est un état de morbidité. La foi est vivante, ardente et lumineuse».

C’est ainsi que Martin Luther a eu le courage et l’audace de réformer, après beaucoup de réflexions et de méditations, au nom de la théologie de la croix et nom de la théologie de la gloire, a-t-il conclu.

Pour le Pr Dominique Ngoie-Ngalla du Congo, deux événements ont fait basculer de façon irréversible le cours de l’histoire : le questionnement philosophique de Socrate et l’enseignement de Jésus-Christ. Le professeur des lettres à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville (UMNG) a affirmé qu’avec Jésus-Christ, «l’homme cesse d’être perçu comme un animal énigmatique, il a une destinée». Ainsi, là où elle est acceptée, la parole de Jésus-Christ transforme la terre, a-t-il poursuivi.

  1. Ngoïe-Ngalla a invité ceux qui annoncent la parole de Dieu à savoir s’y prendre pour convaincre ; à s’armer de patience, d’humilité et d’amour. C’est alors qu’ils deviennent le sel de la terre, a-t-il dit.

De son côté, le Dr Bertil Ahman de la Suède a affirmé que l’œuvre des missions scandinaves au Congo-Brazzaville visait l’objectif global de planter des églises locales qui seraient plus tard des églises d’auto-gouvernance, d’auto-propagation et d’auto-suffisante. C’est le cas de l’EEC devenue autonome depuis 1961 avec laquelle les visions concernant l’avenir doivent être formulées ensemble, a-t-il suggéré.

Le président de l’EEC, le révérend Edouard Moukala, a présenté, quant à lui, à ce colloque international regroupant plus d’une centaine de participants venus de France, du Congo, de la Scandinavie, de Belgique et d’ailleurs, le thème sur «Les enjeux et défis de la mission et l’évangélisation de son église».

Selon lui, en dépit d’une absence de stratégie adéquate dans sa pratique d’évangélisation, l’Eglise Evangélique du Congo peut élaborer avec sa diaspora et les autres églises, des formes de mission et d’évangélisation plus adaptées afin de rendre sa présence et son action plus dynamiques et plus salutaires dans le monde.

Les débats au cours de ce Colloque International sur la Mission et l’Evangélisation (CIME), ont porté sur l’expérience de l’œuvre missionnaire dans les Eglises protestantes de France, Belgique, Canada, Congo et de la CEVAA (Communauté des Eglises en mission). (ACI)

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