CONGO/CULTURE: «L’EMERGENCE ECONOMIQUE DANS LES PAYS DE L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE», UN LIVRE QUI PRONE LE PRAGMATISME

BRAZZAVILLE, 20 NOV (ACI) – Le chercheur congolais, M. Antoine N’Gakosso, a présenté et dédicacé, le 17 novembre à Brazzaville, son nouveau livre intitulé «L’émergence économique dans les pays de l’Afrique subsaharienne» – Comment y parvenir ? -, un ouvrage qui se propose d’être une réflexion ouverte au pragmatisme au détriment des slogans.

           Paru en 2017 aux Editions l’Harmattan-Congo, l’ouvrage de M. N’Gakosso est un essai de 125 pages, subdivisé en quatre parties, à savoir «Esquisse d’une revue de la littérature», «Les conditions préalables à l’émergence économique ou le décollage économique», «Les critères de l’émergence économique» et «Indicateurs d’évaluation du niveau de développement d’une économie».

«L’émergence économique dans les pays de l’Afrique subsaharienne» propose, de façon claire, la marche ou la démarche qui s’impose à tout pays candidat à l’émergence pour y parvenir. Le faisceau de lumière que se propose d’apporter ce livre réside en ce qu’il définit l’émergence comme un concept qui ne se décrète pas, mais se révèle être un processus qui se construit.

Restituant ses notes de lecture, le présentateur de l’ouvrage, M. Firmin Kitsoro Kinzounza, consultant international en management, a évoqué le mérite du livre de M. N’Gakosso.

Selon lui, «L’émergence économique dans les pays de l’Afrique subsaharienne» est un ensemble de réflexions sur les critères de pré-émergence et d’émergence qui impliquent non seulement une profonde remise en cause des mentalités déviantes, mais aussi l’inscription, dans les programmes de développement, des projets qui puissent associer les populations et la société civile.

«Le livre de M. N’Gakosso nous donne à penser que nous avons trois orientations, à savoir l’inertie, la régression et la progression. Nous avons le devoir d’aspirer au progrès», a indiqué M. Kitsoro Kinzounza, soutenant l’idée de l’auteur, selon laquelle l’émergence serait une utopie si on ne pensait pas pragmatisme.

Entre autres motifs qui ont amené M. N’Gakosso à écrire ce livre figure le fait qu’il se soit senti interpelé tant par les problèmes des pays de l’Afrique au sud du Sahara que par l’inexistence du terme émergence dans la théorie économique.

De l’avis de l’auteur, son ouvrage se veut être une proposition de réflexions sur les fondements de l’émergence économique. Parmi les conditions qui garantissent cet apogée, il a noté la gestion saine des ressources pour la prévention de leur volatilité, la transformation des matières premières, l’accroissement de la productivité, la compétitivité des produits sur le marché international et la rigueur dans le travail, soutenue par un sens aigu de la responsabilité.

«Substituer le pragmatisme aux slogans est une des options qui s’imposent aux pays de l’Afrique subsaharienne, lesquels devraient avant tout passer par la pré-émergence avant d’accéder à l’émergence», a fait savoir l’auteur de cet ouvrage.

Pour ce qui est des programmes de développement, il a invité les pouvoirs publics à inscrire les projets en tenant compte des attentes des populations qu’il faille associer dans la conception comme dans l’évaluation, cela avant de décréter l’émergence.

Cette émergence, a-t-il pousuivi, implique l’instauration de l’Etat de droit qui garantit l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

En outre, il en a appelé à un travail en pôles des économistes africains pour des études et évaluations des situations économiques du continent.

  1. Antoine N’Gakosso est économiste, théoricien et praticien de la fiscalité. Maître de conférences agrégé (CAMES) en Sciences économiques, il est directeur général des impôts et des domaines du Congo depuis 2010. Il dispense les cours de politique économique, de finances publiques et de fiscalité à la Faculté des Sciences économiques et à l’Institut Supérieur de Gestion de l’Université Marien Ngouabi (UMNG) de Brazzaville.

Auteur de plusieurs articles parus dans les revues scientifiques, il a publié entre autres «Corruption, fraude, évasion fiscale et croissance» (2009), «Réformes fiscales en Afrique : le management du changement» (2013) et «Comment la fiscalité peut-elle contribuer à la monétarisation d’une économie ?» (2015). (ACI)

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