CONGO-EDUCATION : Collinet Makosso met en garde les organes de presse

BRAZZAVILLE, 24 NOV (ACI) – Le ministre de l’enseignement primaire secondaire et de l’alphabétisation, M. Anatole Collinet Makosso, a promis le 23 novembre à Brazzaville, des poursuites judiciaires contre les organes de presse qui vont relayer des fausses informations sur l’école congolaise.Cette promesse a été faite à l’issue d’une descente que le ministre Makosso a effectuée dans trois établissements scolaires de la ville capitale notamment, au lycée de la Révolution de Ouenzé dans le 5ème arrondissement, à Chaminade dans le 4ème arrondissement, Moungali et au collège Nganga Edouard dans le même arrondissement, en vue de recadrer certaines choses devant permettre la bonne marche de l’école congolaise.

            La visite du ministre dans ces différents établissements a été effectuée également pour réagir à la clameur publique et à certains reportages des médias qui ont fait état de quelques établissements scolaires notamment sur la mobilisation des ressources financières pour l’accomplissement des œuvres pédagogiques.

            Selon le ministre, il a été reproché à certains professeurs de raquetter ou exiger des sommes d’argent aux élèves pour passer les devoirs et photocopier des cours. Il a été aussi dramatisé dans certains réseaux sociaux certains faits des élèves à qui on a exigé des fortes sommes d’argent, a-t-il ajouté.

            «Il peut arriver que malgré les dispositions que nous prenions, des fonctionnaires ou compatriotes véreux multiplient des artifices pour procéder à l’extorsion des fonds auprès des élèves. Ils sont hauteurs d’actes de concussion, en exigeant des parents et des élèves des sommes d’argent», a-t-il souligné.

            S’agissant du lycée de la Révolution qui a été cité dans ce genre de pratiques, le ministre, après avoir écouté le proviseur de cet établissement,  M. Firmin Moungalla, qui a nié en bloc toutes ces allégations, à réaffirmer qu’il a été question d’une simple diffamation, d’une spéculation non avérée. A cet effet, il a appelé tous les compatriotes, la presse et d’autres milieux qui croient trouver l’occasion de ternir l’image de l’école congolaise, en propageant des fausses nouvelles qui n’ont aucun intérêt.

            «Désormais, lorsque ces fausses informations seront publiées, les organes de presses qui se permettront de les relayer sans les avoir authentifiées, savent bien à quoi s’en tenir. Il y a la loi sur la presse  qui prévoient des procédures contre la divulgation, la propagation des fausses informations. Aussi, les directions de ces organes de presse peuvent être poursuivies pour diffamation, propagation de fausses nouvelles, atteinte à l’intégrité morale de la personne», a-t-il insisté

            Pour lui, lorsqu’on se permet de propager des fausses nouvelles contre des chefs d’établissements, contre des fonctionnaires qui font leur travail dans la dignité et le sacrifice sans les avoir vérifiés, ces organes vont subir le revers de la médaille jusqu’à ce que les hauteurs de ces informations brandissent des preuves tangibles des faits qu’ils ont allégués.

            Toutefois, M. Makosso a reconnu que certains fonctionnaires véreux exigent certaines sommes pour faire des devoirs, en s’appuyant sur les propos du proviseur du lycée Chaminade, M. Alain Claude Dangouama, qui a reconnu l’usage de ces pratiques dans son établissement. Ils les a qualifiées d’antivaleur, en retirant l’emploi du temps à ce professer bénévole qui a fait usage de cet acte.

            «Les enseignants qui se seront rendus coupables d’actes de concussion et d’extorsion de fonds pourront être poursuivis devant le juge d’instruction pour ces pratiques qui peuvent être considérées d’association des malfaiteurs, si on se rend compte que ces actes sont faits en bande de groupes. Nous prenons des dispositions, nous devons aller en guerre contre ces antivaleurs et celles-ci commence par des procédures judiciaires», a-t-il fait savoir. (ACI)

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