CONGO/EDUCATION : PAS D’ANNEE BLANCHE A L’UNIVERSITE MARIEN NGOUABI

BRAZZAVILLE, 24 NOV (ACI) – Le ministre de l’enseignement supérieur, M. Bruno Jean Richard Itoua, a annoncé le 21 novembre à Brazzaville, qu’il n’y a aucune raison pour qu’il y ait une quelconque année blanche à l’Université Marien Ngouabi.«L’idée d’une année blanche n’a aucun sens. L’année 2017-2018 n’a pas encore commencée. Elle pourra commencer dès l’instant où les travailleurs auront repris leurs activités», a souligné M. Itoua, à la séance des questions orales, organisée par le Sénat sur les différents sujets liés au fonctionnement de l’Etat.

            Selon lui, sur l’instruction du Président de la République, M. Denis Sassou-N’Guesso, le gouvernement s’attèle à résorber ce retard. «Un mois de salaire a déjà été payé. Le gouvernement s’engage à faire un second effort, et à l’issue de celui-ci, les activités reprendront normalement», a rassuré le ministre en charge de l’enseignement supérieur.

            Dans son ensemble, l’Université n’a pas repris ses activités normalement. L’intégration des nouveaux bacheliers au sein de l’Université dépend de l’organisation des sessions de rattrapage, des concours d’accès aux établissements pour lesquels il est prévu des concours, ce qui n’est pas faisable aujourd’hui, a expliqué M. Itoua à cette occasion.

            Il a précisé que toutes les dispositions administratives au niveau du rectorat, du ministère notamment les notes de service qui précisent les conditions dans lesquelles ses concours sont organisés et pour lesquels les candidats peuvent participer et accéder aux établissements sont prêtes ; la seule chose manquante ce sont les travailleurs.

            Eclairant la chambre haute sur l’origine de cette grève, M. Itoua a indiqué que deux raisons ont conduit la coordination du collège intersyndical de l’Université Marien Ngouabi de déclencher cette grève depuis le 1er septembre dernier, à savoir, les salaires impayés et le retard de payement des primes des enseignants et des non-enseignants.

            «Pour la première fois depuis 1998, l’Université Marien Ngouabi ne bénéficie pas du concours que lui apporte l’Etat par le payement régulier des salaires des enseignants et des salaires des non-enseignants. Depuis lors, l’Université Marien Ngouabi connait plusieurs mois d’arriéré de salaires.

            Par ailleurs, l’Université Marien Ngouabi bénéficie d’un certain nombre de primes qui sont également pris en charge par l’Etat congolais par le biais d’une subvention sociale. Ces primes connaissent également un retard important», a conclu M. Itoua. (ACI)

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