CONGO/CULTURE : L’ECRITURE MANDOMBE, UNE RICHESSE POUR LES AFRICAINS

BRAZZAVILLE, 27 NOV (ACI) – Le directeur national du Centre de l’Ecriture Mandombé (CEMA), M. Aristode Louthes, a appelé le 25 novembre à Brazzaville, les autorités congolaises à  comprendre la richesse dont regorge l’écriture négro-africaine  ‘’Mandombé’’.

           «Nous voulons que nos autorités comprennent la richesse qui se trouve dans l’écriture Mandombé, parce qu’elle est capable de générer beaucoup d’activités qui peuvent développer notre pays», a déclaré M. Louthes, à l’issue de la deuxième journée scientifique de l’écriture négro-africaine Mandombé.

Il a, en outre, demandé à tous les Congolais désirant évoluer dans la science authentique de se rapprocher de la CEMA pour avoir davantage d’éclaircissements sur le Mandombé qui veux dire  l’écriture de l’homme noir, a précisé le directeur national de ce centre, à l’occasion de cette journée placée sous le thème «L’écriture Mandombé : un nouveau schéma de pensée et de développement».

Soulignant que cette écriture n’est pas uniquement destinée aux adeptes kimbanguistes, M.  Louthes a rassuré qu’elle est ouverte à tous ceux qui veulent l’apprendre. Car «nous voulons aussi nous imposer en montrant aux autres notre manière d’écrire et de s’ouvrir à l’extérieur», a-t-il poursuivi.

A cet effet, M. Louthes a indiqué que le CEMA va continuer à se rapprocher des décideurs pour qu’ils donnent au Centre des possibilités de vulgariser le Mandombé à travers le monde.

Pour sa part, le chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) à Paris (France), Dr Jean Théophile Banzouzi, a indiqué que le Mandombé, qui est encore à ses balbutiements, est une véritable science. «A nous les chercheurs de  nous approprier cet outil pour pouvoir inventer beaucoup de choses, notamment dans l’élaboration de nouvelles façons de concevoir les ordinateurs».

L’art Mandombé est l’élément qui peut développer un plan d’économie dans le  pays, car il peut être dans la fabrication des tableaux, des bijoux et dans l’architecture, a fait savoir M. Banzouzi. «Au-delà des applications, il y a des produits médicinaux Mandombé qu’on pourrait fabriquer»,  a-t-il conclu.

De son côté, la représente de l’UNESCO au  Congo, Mme Ana Elisa de Santana Afonso, a précisé que l’écriture Mandombé est un outil de valorisation du patrimoine immatériel africain, un vecteur d’intégration et de dialogue interculturel des peuples de la sous-région de l’Afrique Centrale.

Le Mandombé qui a pris corps dans les symboles Bantus, est étudié entre autres en Angola, en RDC, au Nigéria, et en France. Il est une écriture qui a été révélée à M. David Wabeladio Payi en 1978 par Papa Simon Kimbamgu.

La deuxième journée scientifique Mandombé prendra fin le 3 décembre au CEMA. La première, quant à elle, a été organisée en 2000 dans la capitale congolaise. (ACI)

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