CONGO-CICR: LES JOURNALISTES EDIFIES SUR LEUR ROLE EN PERIODE DE CONFLITS ARMES

BRAZZAVILLE, 06 DEC (ACI) – Le journaliste doit être formé pour qu’il soit un vecteur responsable et résolument engagé de l’information éducative, édifiante et salvatrice, a indiqué le 5 décembre à Brazzaville, le ministre de la communication et des médias, M. Thierry Moungalla, à l’ouverture d’un atelier sur le rôle des journalistes dans les conflits armés.

Placé sous le thème «Le rôle des journalistes dans les conflits armés et autres situations de violence», cet atelier a pour objectif fondamental de contribuer à la formation de l’opinion publique et d’aider à renforcer la capacité de tous et de chacun à prendre pleinement place dans la cité, et notamment dans l’espace d’expression publique qu’est l’agora citoyenne.

Indépendamment de la ligne éditoriale de son organe d’origine, a dit M. Moungalla, le journaliste doit respecter les règles basiques de la déontologie du métier et s’assurer de la fiabilité de ses sources d’information.

Selon lui, le journaliste ne peut se permettre, sous peine d’éroder sa crédibilité, de construire l’information sur les sables mouvants de la subjectivité, de la passion et de l’intolérance et donc prendre le risque conscient de contribuer à conduire les citoyens vers l’abime.

«Pour ma part, je reste convaincu que le rôle du journaliste dans un conflit armé ou toute situation de violence et de crise est essentiel. S’il tombe dans le mensonge ou la diffusion d’informations alarmantes et incendiaires, il aggrave les choses. Il ne relaie pas la réalité des violences ou exactions, il pourrait être soupçonné de complaisance», s’est-il exprimé.

De son côté, le chef de mission du CICR à Brazzaville, M. Gad Niyomugabo, a fait savoir que le but de ce séminaire est d’aider les journalistes à mieux comprendre le Droit International Humanitaire (DIH) quand il s’applique aux civils, aux malades, aux blessés et aux détenus.

Cet atelier permet aussi aux professionnels de la communication de mieux comprendre les violations qu’ils couvrent, à mieux comprendre les limites de leur protection en tant que civils et mieux interagir avec les organisations humanitaires, a dit M. Niyomugabo.

Comme les journalistes jouent un rôle important dans la manière dont le public, les communautés voient le monde, il s’avère nécessaire qu’ils connaissent et sachent transmettre une information riche et fidèle, at-il expliqué.

Pour lui, le CICR a pour vocation de fournir protection et assistance aux victimes civiles et militaires des conflits armés et autres situations de violence, en agissant de manière strictement neutre et impartiale. Il s’emploie en gardant une présence régulière sur le terrain afin d’identifier, de mesurer, le cas échéant, et de fournir une assistance permettant aux victimes de subvenir à leurs besoins les plus essentiels. (ACI)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *